Clone of « Libre à vous ! » diffusée mardi 21 mai 2019 sur radio Cause Commune - Modèles d'organisation d'entreprises du libre - Transcriptions sur Parcoursup - Partager est bon (le droit de lire)

Nous avons commencé par la chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture » de Marie-Odile Morandi, animatrice du groupe Transcriptions. Sa chronique a porté sur Parcoursup. Nous avons enchaîné avec notre sujet principal qui portait sur des modèles d'organisation d'entreprises du logiciel libre avec Pierre-Yves Dillard de la société Easter-Eggs et du Réseau Libre-Entreprise et Vincent Laurent de la société 24ème. Nous avons poursuivi avec la chronique « Partager est bon » de Véronique Bonnet, vice-présidente de l'April, qui portait sur le droit de lire. Nous avons terminé par des annonces diverses.


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Photo d'illustration de l'émission

Les ambitions de l'émission Libre à vous !

La radio « Cause commune » émet sur la bande FM en Île-de-France (93.1) et sur Internet sur le site web de la radio : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

Nous animons une émission intitulée Libre à vous ! d'explications et d'échanges concernant les dossiers politiques et juridiques que l'April traite et les actions qu'elle mène. Une partie de l'émission est également consacrée aux actualités et actions de type sensibilisation. L'émission Libre à vous ! est principalement animée par l'équipe salariée de l'April mais aussi par des membres bénévoles de l'association et des personnes invitées. Donner à chacun et chacune, de manière simple et accessible, les clefs pour comprendre les enjeux mais aussi proposer des moyens d'action, tel est l'objectif de cette émission hebdomadaire, qui est diffusée en direct chaque mardi de 15 h 30 à 17 h et rediffusée le mardi soir à 21h.

Bande annonce de l'émission Libre à vous !

Découvrez en 1 minute et 30 secondes
l'émission Libre à vous !

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N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat). L'émission dispose d'un flux RSS compatible podcast.

Programme de l'émission du 21 mai 2019

La vingt-sixième émission Libre à vous ! de l'April a été diffusée en direct sur la radio « Cause commune » mardi 21 mai 2019 de 15 h 30 à 17 h.

Au programme :

  • Chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture » de Marie-Odile Morandi, sur le thème de Parcoursup
  • Modèles d'organisation d'entreprises du logiciel libre
  • Chronique « Partager est bon » de Véronique Bonnet sur le thème du droit de lire
  • Annonces

Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Frédéric Couchet, délégué général de l'April
  • Marie-Odile Morandi, animatrice du groupe Transcriptions
  • Pierre-Yves Dillard de la société Easter-Eggs et du Réseau Libre-Entreprise
  • Vincent Laurent de la société 24ème
  • Véronique Bonnet, vice-présidente de l'April
  • Isabella Vanni et Patrick Creusot à la régie

Références pour la partie chronique « Les transcriptions qui redonnent le goût de la lecture »

Références pour la partie sur des modèles d'organisation d'entreprises du logiciel libre

Références pour la chronique « Partager est bon » de Véronique Bonnet

Références pour la partie sur les annonces diverses

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

Démocratie et élections européennes en France

Il ne suffit pas de clamer qu’on est une « démocratie » pour l’être réellement. A titre d’exemple simples,

  • La « République populaire démocratique de Corée » est le nom officiel de la Corée du Nord depuis le 9 septembre 1948.
  • La « République démocratique du Congo » a aussi quelques problèmes de partage du pouvoir.

Étudions le cas des élections européennes en France:

Le système républicain

Nous ne sommes pas dans un régime démocratique parfait où chaque individu agit directement sur les décisions prises en collectivité. Le modèle actuel est une république qui se repose sur des représentants qui votent les lois à la place des citoyens.

Ces représentants ont un mandat nominatif et non programmatique. Ils ont tout pouvoir une fois élus, n’ont aucune obligation de respecter les promesses qu’ils ont faites pendant leur campagne et vous ne pouvez pas vous opposer individuellement à leur décisions.

C’est déjà une première entorse à la démocratie. Tous les jours, nous constatons les dérives de représentants qui prennent des décisions dans leur intérêt plutôt que de respecter le choix des individus qu’ils représentent.

Quand vous achetez un produit, il est obligatoire que ses caractéristiques techniques ne changent pas entre la commande et la réception du produit. Ici, vous choisissez sur le menu une pizza à la tomate et une fois la commande passée, le serveur fait ce qu’il veut. Il vous livre une quiche au fromage ou une pizza miniature. De quel choix disposons nous alors réellement ?

La liste

En France, il y a 79 députés à élire pour les élections européennes de 2019. Étant donné que la seule garantie de l’exécution du programme du candidat est la confiance dans son intégrité morale (c’est déja pas un grosse garantie…) on doive choisir avec discernement à qui on donne carte blanche pour prendre des décisions pour nous.

Mais non, la France a décidé avec d’utiliser un système de liste figée. Vous ne pouvez pas voter pour un représentant mais uniquement pour une liste. Et les représentants sont automatiquement élus en fonction de leur ordre dans la liste. C’est ainsi que certains se paient une retraite en tant que députés européens en se glissant dans des listes faisant un bon score où ils sont quasi sûr d’être élus sans que personne n’aie envie de voter pour eux.

Ce système de liste fermée n’est utilisé que par 6 pays en Europe. En Belgique, par exemple, on vote pour une liste mais aussi pour quel candidat au sein de cette liste on voudrait au parlement.

La barrière des 5%

En France, seules les listes aillant récolté au moins de 5% des suffrages exprimés peuvent avoir droit à un siège. C’est une règle qui n’existe qu’en France et dans quelques pays de l’est de l’Europe. Le but avoué est d’éviter que des troublions accèdent au parlement.

En France, il y a 79 députés à élire en 2019. En théorie, il suffit donc qu’une liste récole ~1.3% des voix pour avoir une élu. Mais avec la règle des 5%, il faut qu’au moins qu’une personne sur 20 vote pour cette liste pour avoir un élu.

Cela favorise les grands partis. Ceux-ci se servent de cette règle pour décourager le vote vers les petits partis qui est de fait « inutile ». Ils encouragent alors au vote « utile », c’est à dire au vote pour un des gros parti du système.

Si les députés étaient pour la démocratie, ils voteraient un amendement qui supprime cette règle antidémocratique. Ce serait contre leur intérêt personnel mais pour l’intérêt de la démocratie…

Le grammage du papier du bulletin de vote

Pour décourager encore plus l’émergence d’une concurrence low-cost, un nouveau texte en vigueur depuis le 1er janvier 2019 impose le grammage du papier du bulletin de vote à 70g/m2. Soit une référence introuvable dans la papeterie près de chez vous. (avant 2019, on pouvait utiliser un papier en 60 et 80g/m2…)

Qu’on ne me dise pas que c’est pour des raisons écologiques quand, ne même temps, on reçoit de la publicité politique en couleur sur papier glacé par courrier.

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Vous pouvez aussi retrouver leur album sur Bitorrent

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Européennes : entretien avec deux candidats du Parti Pirate

Europe, numérique, libertés, et plus si affinités

Entretien avec Florie Marie et Pierre Beyssac, deux candidats de la figure de proue des libertés numériques en Europe.

Painting of a pirate ship - Ambroise Louis Garneray - Scanné par Poecus - Domaine Public

RGPD, neutralité du Net, directive copyright, e-Privacy, etc., c'est aujourd'hui au niveau européen que se prend l'essentiel des décisions concernant le numérique, thématique sur laquelle s'est bâti le Parti Pirate. Comment résumeriez-vous votre vision à ce sujet ?

Pierre Beyssac : Non seulement les décisions se prennent au niveau européen, mais les enjeux doivent être pensés au niveau européen également. La politique française en UE est trop souvent pensée à travers notre prisme national, avec tous les défauts que cela implique : politique industrielle favorisant certains acteurs locaux au détriment d'autres, voire certains lobbies, etc. La Directive Copyright est une illustration de ces travers.

De son côté, le Parti Pirate, d'une part, entretient une réflexion permanente au niveau européen avec ses homologues, et d'autre part axe prioritairement cette réflexion autour des enjeux fondamentaux de la protection des libertés publiques, sans dogmatisme. Cela nous semble indispensable aujourd'hui.

Tout le monde ou presque s'accorde sur le fait que les libertés fondamentales ont été malmenées en France ces dernières années, notamment en ce qui concerne le numérique mais pas seulement. Partagez-vous ce constat ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Pierre Beyssac : C'est une évidence. Les lois françaises se suivent et aucune ne va dans le sens de protéger nos libertés, au contraire, depuis plus de dix ans. Pire, la France use de son...

GIMP 2.10.10 : « c’est dur de colorier ! »

Il s’est passé quelques mois depuis la dernière sortie de GIMP. Le résultat vaut probablement l’attente ! De nouvelles fonctionnalités en pagaille, des optimisations, corrections et améliorations de la stabilité font partie de cette version 2.10.10, sortie le 7 avril. Citons notamment :

  • la colorisation par détection de traits dans l’outil de remplissage ;
  • des outils de transformation améliorés ;
  • option « Échantillonner sur tous les calques » maintenant disponible sur l’outil correcteur et amélioré sur l’outil de clone ;
  • les brosses paramétriques maintenant en 32 bits par canal de couleur ;
  • création de nouvelles brosses et modèles simplifiée ;
  • sélection de calque sur canevas ;
  • enregistrement et exportation plus sûrs et rendu de groupe plus rapide ;
  • prise en charge du format DDS ;
  • de nombreuses améliorations dans le moteur graphique GEGL.

Colors are hard by Aryeom  « C’est dur de colorier ! », par Aryeom, CC By-SA 4.0

Sommaire

Améliorations remarquables

Outils améliorés

Outil de remplissage

L'outil de remplissage a connu toute une série d'améliorations le rendant plus utilisable. En outre l'outil dispose maintenant d'un nouveau mode de « Remplissage par détection de traits » (parfois appelé « colorisation intelligente ») !

Prélèvement de couleur rapide

Comme pour les outils de peinture, on peut désormais prélever les couleurs avoisinantes sur le canevas en cliquant avec la touche Ctrl enfoncée, sans avoir besoin de changer d'outil.

Cliquer, déplacer pour remplir

Dans le mode « Remplir des couleurs similaires », ainsi que le nouveau mode « Remplir par détection de traits », vous pouvez désormais laisser le bouton pressé en déplaçant la souris pour continuer à remplir les zones alentours.

Remplissage par détection de traits

Enfin un changement majeur est l'implémentation d'un nouvel algorithme de remplissage pour les peintres numériques. Cet algorithme remplit à l'intérieur de zones de trait, éventuellement non parfaitement fermées, en s'efforçant de ne pas laisser de pixels non coloriés.

Cette fonctionnalité originellement présente dans le greffon G’MIC, accompagnée d'une publication de recherche, fut contribuée par moi-même dans le cadre d'un projet de l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC (rattaché au CNRS, l'Université de Caen et l'école d'ingénieur ENSICAEN), avec un retour d'expérience important d'Aryeom du projet ZeMarmot.

Colorisation intelligente dans GIMP

Voir aussi mon article plus technique sur cette nouvelle fonctionnalité.

Outils de transformation

Ell a amélioré divers aspects sur plusieurs outils de transformation :

  • L'outil de mise à l'échelle redimensionne en gardant le centre fixe, même lors du redimensionnement par paramètres numériques.
  • L'outil de transformation unifiée garde maintenant les proportions par défaut lors d'un redimensionnement.
  • Nouvelles options « Contraindre les poignées » et « Autour du centre » à l'interface de l'outil perspective, similaires aux options correspondants dans l'outil de transformation unifiée.
  • Nouveau boutton « Réajuster » dans plusieurs outils de transformation autorisant à réajuster les poignées sur le canevas en fonction du niveau de zoom en cours.
  • Les directions de transformation (en avant et en arrière) peuvent maintenant être liées, autorisant le réajustement manuel des poignées sans affecter la transformation en cours.

Outil correcteur et clone

Michael Natterer a amélioré l'outil correcteur en y ajoutant l'option « Échantillonner sur tous les calques » permettant de peindre sur un calque séparé, gardant ainsi les pixels sources intacts. L'outil de clone avait déjà cette même option, qui fut améliorée pour fonctionner de même.

Ces changements sont importants pour manipuler des images sans modifier les pixels originaux, d'une manière non-destructrice.

De meilleures brosses

Brosses paramétriques 32 bits

Michael Natterer et Ell ont amélioré la prise en charge des brosses dans GIMP. Une grosse amélioration pour les peintres fut de faire enfin le rendu des brosses paramétriques en nombres flottants sur 32 bits (par canal de couleur), dans la lignée du passage au traitement des couleurs en haute précision. L’avantage principal est d’éviter la postérisation lors de l’utilisation de larges brosses, en particulier dans les couleurs sombres.

Notons cependant que les brosses raster restent en 8 bits pour l’instant. Leur évolution en flottants sur 32 bits est aussi prévue.

Enfin notons que les greffons n’ont encore accès qu’à des versions 8 bits par canal de couleur, même pour les brosses et modèles en haute précision. De nouvelles interfaces de programmation devront être ajoutées plus tard pour la prise en charge de ces données en haute précision par les greffons.

Création simple de brosses et motifs depuis le presse‐papiers

Il était déjà possible de créer de nouvelles brosses et motifs à la volée depuis le presse‐papiers (c’est‐à‐dire à partir d’images copiées, par exemple avec le fameux raccourci Ctrl + C) mais il n’était pas possible de les sauvegarder. Bien que pratique, cette fonctionnalité ne permettait donc que la création de brosses et motifs temporaires.

Ces brosses et motifs temporaires peuvent maintenant être dupliqués comme toute autre donnée, leur permettant ainsi de devenir des données stockées « normales », donc réutilisables. Bien que ce changement ait l'air simpliste, il est le résultat d'une grosse migration de code, par Michael Natterer : ce code était auparavant du code greffon, il fait maintenant partie du cœur de GIMP. Il y a des chances que cette migration ait davantage d'heureuses implications dans un futur proche !

Ouvrir en tant qu'image

L’ancrable « Brosses » propose maintenant un nouveau bouton « Ouvrir la brosse en tant qu’image » permettant l’édition rapide et simple d’une brosse enregistrée.

Sélection de calque depuis la zone de dessin

Quiconque travaillant avec un nombre conséquent de calques a parfois ressenti la frustration de ne pas trouver le bon calque dans la liste même si ses pixels sont visibles sur la zone de travail.

J'ai donc implémenté un nouveau modifieur générique sur canevas (Alt + clic milieu) permettant de sélectionner un calque en cliquant sur les pixels. Le calque le plus haut contenant ce pixel sera sélectionné. En maintenant la touche Alt pressée et en continuant à cliquer, vous pourrez sélectionner chaque calque inférieur l'un après l'autre. Le nom du calque sélectionné sera aussi temporairement affiché dans la barre d'état. Les choix d'intéractions ont bénéficié grandement de l'expérience d'Aryeom, du projet ZeMarmot, laquelle a d'ailleurs aussi eu l'idée de base de cette fonctionnalité.

Sélection de calque sur canevas
Sélection de calque sur canevas avec Alt + clic milieu

Plus rapide et plus sûr

Comme d’habitude, de nombreux bogues ont été corrigés et des optimisations faites. Citons notamment :

Enregistrements et exportations plus sûrs

Différentes sections du code dédié à l'écriture de fichier ont été rendues plus robustes en évitant la réécriture du fichier quand survient une erreur. En particulier la sauvegarde au format XCF et l'exportation (vers les formats de rendu d'image) devraient être plus sûres et vous éviter de vous retrouver avec un fichier corrompu (c'est à dire qu'en cas d'erreur, vous n'avez bien sûr pas de copie de la dernière version de l'image, mais au moins vous ne perdez pas votre précédente version).

Rendu des groupes de calque plus rapide

Le rendu des groupes de calque se fait maintenant par plus gros morceaux, plutôt que tuile par tuile (ce qui avait plus ou moins pour effet d'annuler l'avantage du multi-thread pour le rendu des groupes). La vitesse de rendu en est ainsi beaucoup améliorée.

Paquet macOS amélioré

Le support des écrans HiDPI à haute densité de pixels comme Retina a été amélioré pour la version macOS/OSX ce qui corrige des problèmes d'icones floues.

De plus, le binaire pour macOS est enfin signé. L'installation sur cette plate-forme est désormais beaucoup moins pénible !

Et plus encore !

Depuis GIMP 2.10.8, 775 modifications (en moyenne 5 par jour) ont été effectuées dans la branche 2.10 (voire davantage dans d'autres branches de développement). Beaucoup de bogues ont ainsi été corrigés (41 rapports ont été fermés durant cette fenêtre de développement), les performances ont été améliorées et plusieurs tâches sont exécutées de manière plus sûre.

On peut aussi compter 66 modifications pour babl 0.1.62 et 404 modifications pour GEGL 0.4.14

Enfin, 21 traductions ont été mises à jour. Nous souhaitons d'ailleurs remercier nos traducteurs qui permettent de fournir GIMP dans énormément de langages à travers le monde !

Greffons

support du format DDS

L'extension DDS, développée à l'origine par Shawn Kirst et Arne Reuter, fait maintenant partie des greffons de base fournis avec le logiciel. Ceci permet donc à GIMP de gérer les fichiers DirectDraw Surface sans installation supplémentaire.

Il est à noter que ce greffon est à la recherche d'un mainteneur actif. Le développement est arrêté et l'intégration n'a consisté qu'en une adaptation minimale donc les patches pour améliorer cette prise en charge sont les bienvenus.

Réécriture du greffon Spyrogimp

Elad Shahar, l'auteur original du greffon Spyrogimp, l'a entièrement réécrit avec davantage d'options et une prévisualisation automatique (dessinant directement dans un calque temporaire à l'opposé d'une prévisualisation via GEGL).

Nouveau greffon Spyrogimp
Nouveau greffon Spyrogimp

L'ancien greffon est toujours disponible, par soucis de compatibilité avec des scripts existants, mais il n'est plus disponible via le menu, la nouvelle version le remplaçant.

Filtres

Les flous cinétiques circulaire, linéaire et de zoom sont maintenant dôtés d'une nouvelle intéraction sur canevas permettant des modifications plus visuelles des paramètres.

Autour de GIMP

GEGL et babl

Cette version de GIMP est accompagnée d'une importante mise-à-jour de GEGL (désormais en 0.4.14), incluant aussi bien des améliorations internes que des ajouts visibles pour l'utilisateur.

En particulier, l'outil indépendant gegl, lequel peut être utilisé pour traiter des opérations GEGL directement en ligne de commande, a vu son interface graphique énormément retravaillée par Øyvind Kolås.
La nouvelle interface propose maintenant un visionneur d'image et un éditeur de graphes, permettant la manipulation d'image non-destructivement en temps réel.

The gegl binary features a reworked graphical editor
Le binaire gegl propose un nouvel éditeur graphique

Non seulement cela fait donc office d'éditeur "preuve conceptuelle" non-destructif, proposant même des fonctionnalités avancées basées sur le touché et le scripting Lua, mais en plus cela sert de laboratoire d'essai pour des fonctionnalités GEGL, nouvelles comme existantes, tel que le rendu mipmap.

The editor can be extended using Lua, allowing for per-operation UI
L'éditeur peut être scripté avec Lua, permettant une interface adapté à chaque opération

Øyvind Kolås a également travaillé dans l'intégration en profondeur du support du CMJN à la fois dans babl, qui est sorti en version 0.1.62 plus tôt cette année, et GEGL. Cela inclut le support des profils ICC CMJN dans babl (actuellement, grâce à LCMS2), le support direct du CMJN dans les fonctions GEGL concernées et les opérations principales, et le support pour la lecture/écriture de données CMJN dans les fichiers TIFF et JPEG. Même si ce n'est pas encore terminé, ce travail est une belle avancée pour ajouter un support CMJN de grande qualité dans GIMP.

Cette sortie s'accompagne bien sûr de diverses corrections de bug et d'amélioration de performance, dont:

  • factorisation de la plateforme de parallélisation;
  • compression des tuiles en swap;
  • suppression de l'interface de développement (API) dépréciée iterator;
  • nouvelles operations dans l'atelier (workshop, la collection des opérations GEGL en cours de développement non jugées stables ou finales);
  • améliorations d'opérations existantes.

Consultez les notes de sortie de GEGL pour plus de détails.

Une note pour les mainteneurs de paquets : pour construire GEGL 0.4.14 sur plateforme Win32, deux commits nécessiteront du picorage (cherry-picking, sélection d'un ou plusieurs commits à appliquer à une branche): les commits 141a7aa7 et b3ff0df0.

Et ensuite ?

Comme souvent, nous rappelons que vous pouvez faire un don au projet GIMP et financer plusieurs des personnes mentionnés dans cette dépêche, dont notamment notre projet ZeMarmot. C'est un moyen de rendre à la communauté si vous appréciez le travail accompli et souhaitez aider GIMP à s'améliorer !

Le travail sur la base de code de GIMP reste très actif, non seulement sur la branche stable 2.10.x mais aussi sur la branche de portage vers GTK+ 3. On peut espérer annoncer sous peu de chouettes nouvelles sur cette partie moins visible du développement !

Entre temps, comme tous les ans, nous serons présent au Libre Graphics Meeting (aussi discuté sur linuxFr), lequel se tient cette année à Saarbrücken en Allemagne du 29 mai au 2 juin. N'hésitez pas à nous aborder pour discuter avec les membres de l'équipe GIMP !

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Grise Bouille tome 3 : les saillies antibaises de Simon

La collection Framabook publie la troisième compilation des articles du blog de Gee, Grise Bouille.

Un Simon toujours très en forme, mais cette fois-ci encore un poil (un crin…) plus énervé que d’habitude.

Salut Gee.
Ce troisième tome reprend des articles de ton blog Grise Bouille parus en 2017 et début 2018.
Bon, je suppose que le délai de parution est en grande partie dû à tes feignasses d’éditeurs ?

Les torts sont partagés ! J’ai beaucoup pris de retard, notamment à cause du boulot autour de Working Class Heroic Fantasy, du coup ce tome n’a été achevé qu’à la fin de l’été 2018. Ensuite par contre, ça a un peu chiotté côté Framabook, pour une raison toute simple : on manque de relecteurs et relectrices. Alors je remercie de tout cœur Fred Urbain et Mireille qui s’y sont collé une fois de plus ! C’est une maison d’édition associative, ça veut aussi dire qu’on va à notre rythme, et même si c’est parfois frustrant, c’est aussi grâce à ça qu’on fait de la qualité, mine de rien.

Et puis peut-être que cette année 2017 te laissait un sale goût ?

 

Rions un peu en attendant l »inévitable…

 

Sans aucun doute. J’en parle un peu dans l’intro du livre, mais l’année 2017 a été, en ce qui me concerne, coupée en deux : avant et après l’élection présidentielle. C’était un peu comme voir une catastrophe arriver, lutter de toutes ses forces pour que ça n’arrive pas… et constater son impuissance ensuite (même si j’avais peu de doute à ce sujet). Voilà, on aura eu beau gueuler sur tous les tons que Macron, c’était Hollande en pire, ça n’était pas un rempart à Le Pen mais une rampe de lancement à son avènement… il s’est passé ce qui était annoncé depuis des mois, et c’est incroyablement déprimant. Surtout quand, 6 mois plus tard, la popularité du bonhomme s’écroule et on te fait des articles sur « les déçus de Macron », mais bon sang : À QUOI VOUS VOUS ATTENDIEZ ? !

Tu ajoutes à ça l’apathie totale dans lequel ça a plongé le pays juste après… il a pu faire passer ses réformes tranquille, les gens étaient trop hagards pour résister. Que ça pète en novembre avec les gilets jaunes, c’était quelque part inattendu (c’est parti d’un coup et d’un truc annexe, le prix des carburants), mais la vache, c’était salutaire. Je sais pas où ça mènera, mais personnellement, ça m’a remis la patate, c’est déjà ça :)

Il y a une grosse partie sur tes agacements politiques, on sent bien qu’ils t’ont énervé, hein ?

Oui… pour tout dire, je crois qu’il y a deux mouvements antagonistes qui jouent : il y a d’un côté l’hégémonie capitaliste/TINA qui s’assume de façon de plus en plus décomplexée, d’un autre côté il y a ma propre sensibilité politique qui, je le dis franchement, se radicalise de plus en plus dans l’autre sens (un truc où se mêlent joyeusement anarchisme, socialisme – au sens propre, hein, je parle pas du PS –, altermondialisme, décroissance, etc.). Il y a aussi, je pense, une prise de conscience qu’on ne parle pas juste de petites préférences comme ça, à la marge, « oh tiens moi j’préfère ce parti » « ah moi j’aime bien celui-là », et que ce n’est pas juste un petit jeu politicard sans importance auquel on est gentiment priés de jouer une fois tous les cinq ans : il y a l’idée qu’être anti-capitaliste, aujourd’hui, c’est quasiment une question de survie pour l’humanité (réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, effondrement économique – voire effondrement de la civilisation industrielle dans son ensemble). Du coup, ouais, vu sous cet angle, ça provoque un peu des vapeurs quand on t’explique qu’il faut bosser plus pour produire plus, quand on essaie de t’enfumer avec de la croissance verte (l’oxymore du siècle) ou quand on te clame « MAKE THE PLANET GREAT AGAIN » tout en remplaçant des chemins de fer par des camions et en léchant les fesses de la Chine pour qu’elle nous commande 280 Airbus.

 

Le désopilant détournement de Nounours par Gee

 

Pourtant tu réussis encore à nous faire rigoler avec tes BD absurdes. La tartine du chat de Murphy, ça vient tout droit de Gotlib, ton héros, non ?

Ah tu trouves ? C’est vrai que j’aime beaucoup utiliser une sorte de fausse rigueur scientifique pour traiter des sujets complètement absurdes, ce qui est sans doute très inspiré par Gotlib et son professeur Burp. Souvent, ce sont des BD qui « viennent toutes seules » : ça commence en général par une blague, une idée de jeu de mots ou quelque chose d’idiot. Ensuite, il suffit que j’en trouve une seconde sur le même thème, et je sais que j’ai un sujet. La plupart du temps, quand je commence à poser ça sur un texte, le reste vient tout seul, il suffit de retourner le sujet dans tous les sens (au sens propre dans le cas du chat avec la tartine) pour trouver des choses joyeusement idiotes à dire.

 

J’aime bien ce genre d’humour qui « accumule » les blagues et empile les bêtises. C’est un peu le principe de films comme La Cité de la peur qui enchaînent une blague toutes les 5 secondes : finalement, même si elles ne sont pas toutes désopilantes individuellement, il y a en a tellement que ça crée un effet comique global très fort. C’est un peu ce que je recherche dans ce genre d’article, que chaque dessin soit une couche supplémentaire dans un délire contrôlé.

Parle-nous de ton hommage à Boby Lapointe. Lui aussi, on sent que tu le respectes. Un humoriste matheux, forcément…

J’ai découvert son aspect matheux seulement très récemment. Quand j’étais ado, on avait un double CD de l’intégrale de ses chansons qui tournait souvent dans la voiture de mes parents, forcément ça laisse un certain goût pour le jeu de mots (voir la torture de mots, dans certains cas). Il y a une sorte de modestie dans l’humour des chansons de Lapointe, enrobée dans une musique légère, comme si de rien n’était… alors que si tu étudies deux secondes ses textes, c’est d’une richesse incroyable. Il y a des chansons, même en les ayant entendu 10 fois, tu continues à comprendre de nouveaux jeux de mots, de nouvelles allusions à chaque écoute (surtout quand ça fuse, comme pour les deux Saucissons de cheval).

Boby Lapointe, c’est aussi le mec qui t’apprend à savoir prendre des libertés avec la réalité quand elle ne colle pas avec les bêtises que tu veux raconter : j’étais d’ailleurs assez surpris, lorsque j’ai emménagé sur la Côte d’Azur, de découvrir que les habitantes d’Antibes étaient des antiboises et non des antibaises (moi qui serais plutôt pour).

Quand est-ce que tu prends une chronique dans Fakir, on t’a pas encore appelé ?

Tu sais, y’a un proverbe qui dit qu’il faut pas péter plus haut que son cul pour éviter d’avoir du caca derrière les oreilles (enfin j’crois, un truc du genre) : avec mes quelques centaines de visiteurs par mois et mes quelques dizaines de bouquins vendus, j’suis un rigolo. Les types, ils ont leur rédac’ chef à l’Assemblée, tu peux pas lutter ;)

Bon, je sais que voter n’apporte pas de grands changements, mais tu crois vraiment que ne pas voter va faire changer les choses ?

Ben… non. Si un esclave à le choix dans la couleur de ses chaînes, il peut toujours choisir rouge ou bleu (voter). Est-ce que ça va changer quelque chose à sa situation ? Non. Est-ce que s’il ne choisit pas au contraire (abstention), ça va changer quelque chose ? Non plus. Mais il n’aura pas perdu de temps et d’énergie à participer à une farce dont le principal objet est de lui faire conserver ses chaînes coûte que coûte.

L’esclavage est officiellement aboli chez nous, pourtant d’une certaine manière on continue à nous faire choisir la couleur des chaînes. L’abstention est une forme de résistance passive (complètement passive même), mais évidemment qu’elle ne suffit pas. Toute la question est de savoir comment on les brise une fois pour toutes, les chaînes : les mouvements sociaux de masse (comme, d’une certaine manière, les gilets jaunes aujourd’hui) peuvent être en partie moteur d’une vraie transformation sociale. Je ne suis pas devin, mais si je devais parier, je dirais que la prochaine brèche dans l’histoire sera l’effondrement de la civilisation industrielle (qui, d’une certaine manière, a déjà commencé). De la même manière que ma sécurité sociale et tout le modèle de protection sociale français sont nés de la Résistance et des mouvements sociaux au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. On a mis en place un mécanisme de protection social que les libéraux fustigent comme trop coûteux au moment même où le pays était ruiné. Et ça a très bien tourné, preuve que ce n’est pas une question uniquement économique mais bien le résultat d’un rapport de force alors largement favorable aux travailleurs.

Si demain, la société industrielle entière vacille, il faudra être en mesure de proposer une alternative au chaos d’une part et au fascisme (= tout s’écroule, donc prenons un chef tout puissant et autoritaire pour régler ça) d’autre part. C’est ça qu’il faut préparer aujourd’hui et, franchement, y’a urgence.

 

 

Les dessins illustrant l’interview sont tous tirés du livre.

 

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Quand les informaticiens se rebiffent - Décryptualité du 20 mai 2019


A racist version of the raised fist

Titre : Décryptualité du 20 mai 2019 - Quand les informaticiens se rebiffent
Intervenant : Nolwenn - Nico - Manu - Luc
Lieu : April - Studio d'enregistrement
Date : 20 mai 2019
Durée : 14 min
Écouter ou télécharger la conférence
Revue de presse pour la semaine 20 de l'année 2019
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : A racist version of the raised fist - Wikimedia Commons de Williamcasey - Licence Creative Commons Attribution Share Alike
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

L'actualité des GAFAM montre que la main d’œuvre des GAFAM peut parfois faire entendre sa voix pour contester la politique de l'entreprise. Y-aurait-il une éthique spécifique dans le milieu ?

Transcription

Luc : Décryptualité.

Voix off de Nico : Le podcast qui décrypte l’actualité des libertés numériques.

Luc : Semaine 20. Salut Manu.

Manu : Salut Nico.

Nico : Salut Nolwenn.

Nolwenn : Salut Luc.

Luc : Sommaire.

Manu : C’est un sommaire un peu embêté avec beaucoup d’articles qui viennent du même site.

Nolwenn : Ce n’est pas grave, on fera de la pub !

Luc : Allons-y.

Nolwenn : La Tribune, « Open source : quand internet révolutionne le partage », par la rédaction.

Manu : Ça parle de partage au niveau philosophique. Un article qui n’est pas trop mal surtout sur un site qui parle surtout d’économie d’habitude. Là ils se sont un peu ouverts pour parler de sujets qui nous intéressent.

Nolwenn : Developpez.com, « Le gouvernement sud-coréen veut migrer vers Linux à la fin du support de Windows 7 », par Michael Guilloux.

Manu : C’est un gros sujet parce qu’il se trouve que le gouvernement sud-coréen était bloqué avec IE6, Internet explorer 6, depuis des années. Notamment si vous êtes Sud-Coréen, vous deviez utiliser Internet Explorer 6, il semblerait, pour remplir vos impôts.

Nolwenn : C’est légal avec la convention de Genève tout ça ?

Manu : La convention de Megève dit que non. On est embêtés. Là en tout cas, ils vont essayer de profiter de la fin du support de Windows 7 pour pousser à d’autres systèmes.

Luc : Il parait qu’il y a avait des Sud-Coréens qui partaient au Nord parce que c’était trop abominable.

Manu : C’était vraiment affreux. On espère que c’est pour de vrai qu’ils vont passer potentiellement à Linux. Il est aussi possible qu’ils nous fassent une sorte de munichoise, c’est-à-dire de dire : « On va passer à un autre système d’exploitation. Faites-nous des rabais pour qu’on reste avec vous ! » On va voir.

Nolwenn : Public Sénat, « Les propositions du Sénat pour adapter la France au changement climatique », par Ariel Guez.

Manu : Le changement climatique et le logiciel libre, oui, il y a un rapport, ça passe par les données libres, l’open data et là il est proposé par les sénateurs que les données qui viennent de Météo-France soient libérées et accessibles à tous les citoyens.

Luc : Eh bée !

Nolwenn : Mais les données n’étaient pas déjà plus ou moins ouvertes ?

Manu : Elles sont accessibles, mais je ne crois pas qu’elles soient accessibles gratuitement. Je pense que ça fait une grosse différence.

Luc : C’est un vieux truc. Depuis des années Météo-France dit : « Filez-nous de la tune parce que ces données ont de la valeur ! » Il y a des gens qui disent : « On vous paye déjà avec les impôts ». Ils disent : « Ce n’est pas suffisant, etc. », donc c’est un truc interminable. Donc si ça bouge, c’est bien.

Nolwenn : Developpez.com.

Manu : Encore !

Nolwenn : « France : quels sont les logiciels libres que l'État recommande en 2019 ? », Olivier Famien.

Manu : Ce n’est pas un nouveau sujet. C’est le SILL [Socle Interministériel de Logiciels Libres].

Luc : C’est la troisième fois qu’on en parle.

Manu : Exactement. Mais bon, ça veut dire que le sujet est important et qu’il continue à être discuté dans les médias. Donc on peut apprécier cela.

Nolwenn : Developpez.com

Manu : Encore !

Luc : Quelle surprise !

Nolwenn : « Pourquoi Linux n'a-t-il pas de succès sur desktop ? Entretien avec Mark Shuttleworth », par Michael Guilloux.

Manu : C’est un sujet à troll. Ce gars, Mark Shuttleworth, est un trolleur même s’il fait aussi Ubuntu, ce qui n’est pas mal. Il se trouve que là il se plaint qu’il y a de la fragmentation, c’est-à-dire qu’il a plein de gens qui font plein de trucs différents, mais que lui-même a largement contribué à cette fragmentation. Il se plaint que tout le monde ne le suive pas. Il veut que tout le monde s’unifie, tout le monde suive la même chose.

Nolwenn : C’est un Ouin-Ouin quoi !

Manu : C’est un classique, c’est un grand classique.

Luc : C’est un classique du : comme j’ai vu que tout le monde était divisé, j’ai créé un projet supplémentaire pour que tout le monde s’unisse derrière moi.

Nolwenn : Nouvelle République, « Poitiers : Loïc Soulas, coworker de Cobalt, spécialiste en open source », un article de la rédaction.

Manu : Ça parle de militantisme au niveau de Poitiers, c’est un peu de là-bas que je viens, donc ça me plaît bien.

Luc : Tout s’explique !

Manu : Effectivement, ils discutent notamment d’un tiers-lieu Cobalt où ils parlent un petit peu de se spécialiser dans le Libre et de monter des choses autour de ça.

Nolwenn : Developpez.com.

Manu : Toujours !

Nolwenn : « L'April se mobilise pour donner la priorité au logiciel libre dans l'éducation », un article de Michael Guilloux.

Manu : Ça reparle du Sénat, parce qu’il est en train d’être discuté des choses qui parlent de l’enseignement et de la priorité au logiciel libre dans le cadre de l’enseignement. L’April se mobilise1 et on essaye de mobiliser plein de gens pour contacter les sénateurs et qu’ils fassent avancer le sujet.

Luc : Donc allez sur le site de l’April pour voir ce que vous pouvez faire. N’importe qui peut intervenir. Si le sujet vous intéresse2, vous pouvez obtenir là-bas des contacts, aller démarcher des gens, faire du bruit, plus on est nombreux mieux c’est.

Le sujet du jour ça ne sera pas l’événement qui a marqué cette journée – on est lundi quand on enregistre : Huawei qui est un constructeur de téléphones chinois a perdu le droit d’utiliser les Google services. On se garde ça sous le coude pour la semaine prochaine, pour laisser décanter un petit peu. Aujourd’hui on va parler d’une révolte.

Manu : La révolte des développeurs.

Luc : Ça ne se voit pas, mais je vais faire toute l’émission avec le poing gauche au-dessus de la tête. Donc la révolte des développeurs.

Manu : Ça comprend plutôt des entreprises, notamment les GAFA, et c’est intéressant. Les GAFA c’est Google, Amazon, Facebook, Apple et on a tendance à rajouter le « M » de Microsoft pour dire GAFAM.

Luc : Oui.

Manu : Donc ce sont les grosses compagnies qui font fonctionner en grande partie Internet. Il se trouve que dans ces grosses compagnies il y a plein d’informaticiens et que, on le voit encore aujourd’hui, encore récemment, ces informaticiens ne se laissent pas juste mener par le bout de nez, ils n’acceptent pas de suivre tels quels tous les ordres qui leur sont transmis.

Nolwenn : Ils ont enfin compris que sans eux personne ne tourne.

Manu : Il y a de ça. Ce sont un petit peu des travailleurs de la mine, mais tellement mieux payés qu’à d’autres époques. Il y a eu des révoltes, on a constaté ça, notamment à Facebook où on se rend compte que les recrutements ont beaucoup baissé et que la désirabilité d’aller travailler à Facebook s’est complètement écroulée.

Nico : Ça a été surtout lié à Cambridge Analytica qui a pété il y a déjà pas loin d’un an je crois.

Manu : Deux ans.

Luc : Deux ans.

Nico : Deux ans. Ça a été un vrai scandale, personne ne s’attendait à ça. Du coup tous les développeurs ont pris conscience de ce à quoi servait leur boulot quotidien : à espionner les gens et que leurs données n’étaient pas contrôlées.

Manu : À influencer.

Nico : Ou à influencer parce que ça a vraiment eu des impacts même au niveau politique. Du coup les développeurs se sont dit c’est quoi ça ? Pourquoi est-ce qu’on bosse dans ces boîtes-là ? Pourquoi est-ce qu’on a fait ces monstres-là ? Autant la direction fait ce qu’elle veut et elle fait tourner son produit comme elle l’entend, mais les développeurs, du coup, disent : « On n’est plus d’accord avec ça et on arrête de bosser pour ces boîtes-là. »

Luc : La direction est aussi très critique puisque je rappelle qu’il y a quand même deux très hauts cadres de Facebook…

Manu : Un des anciens fondateurs aussi.

Luc : Oui, ça c’est venu après. Mais il y a déjà plus d’un an il y a deux cadres, dont un qui était était directeur général, qui ont claqué la porte et qui ont dit : « Facebook est une horreur absolue ; on ne sait pas ce que ça fait au cerveau des gens, on a tout optimisé pour les rendre complètement dépendants au fait de recevoir des like et des choses comme ça. Tout est fait pour qu’ils reviennent le plus souvent possible. »

Manu : Avec des conséquences parfois même sur l’humeur qu’on a dans la journée. Ça peut nous rendre dépressifs.

Luc : Tout à fait. Oui. Très récemment, il y a une semaine ou deux, un des fondateurs de Facebook a dit que Mark Zuckerberg avait trop de pouvoir, qu’il y a fallait éclater Facebook, puisqu’il y a Facebook, mais il y a également d’autres services. Il y a quoi ? Il y a Instagram.

Nico : Il y a Instagram, WhatsApp, et il y a plein d’autres services autour, de publicités ou autres, qu’ils ont rachetés. Allez voir la page Wikipédia, il y a une litanie de boîtes rachetées par Facebook.

Luc : Il dit : « Il est trop gros. Zuckerberg contrôle tout ça et il a trop de pouvoir ».

Manu : Dans les grosses universités américaines, l’Ivy League, la ligue, je ne sais plus que ce c’est, la plante en français, ce sont les gens les plus supposément intelligents. D’habitude à 85 % ils étaient pour aller travailler dans une entreprise comme Facebook et chez Facebook et là c’est descendu jusqu’à 35 % dans certains lieux, donc le recrutement est plus difficile et quand ils vont recruter, ils ne vont pas avoir forcément les gens les plus brillants tout de suite.

Luc : Plus brillants et aussi les plus riches, puisqu'il y a maintenant des affaires de corruption pour rentrer dans les grandes universités américaines.

Manu : Va savoir ! Il y a peut-être un lien !

Luc : Facebook ça a été un festival parce que ces dernières semaines, je crois qu’ils avaient réussi la performance d’avoir deux scandales dans la même journée.

Nico : C’est en permanence. Tous les jours il y a une qui sort, ça a été Cambridge Analytica.

Luc : Mais dans les trucs récents, dans les dernières semaines, ça a été les données de 500 millions de personnes à poil sur Internet.

Nico : Les mots de passe dans la nature, le mot de passe qui était demandé pour accéder à ses comptes mails. C’était une véritable horreur.

Luc : Il y a des trucs où on s’aperçoit qu’ils ont donné les données à n’importe qui et qu’il y a des tas de boîtes qui ont récupéré des tonnes et des tonnes de données de millions, de centaines de millions de personnes, qu’elles les stockent n’importe comment sur Internet et c’est juste n’importe quoi.

Manu : Mais enfin ! Vous êtes méchants. N’oubliez pas : à chaque fois Mark Zuckerberg vient s’excuser. Et ça, franchement, on ne peut pas lui retirer, il s’excuse à chaque fois !

Luc : Tu penses que c’est ça qu’il a dit à Macron quand il est passé ?

Nolwenn : Il s’excuse à chaque fois qu’il n’ait pas les moyens de mettre des billets dans la sécurité. C’est tout !

Luc : Ça coûte moins cher !

Manu : Oui. En fait il s’est excusé. Récemment il y a eu des pages de toutes les excuses qu’il a dû sortir au fur et à mesure des semaines et il semblerait que c’est assez conséquent. Il y a des gens qui ont codé un excusotron pour Mark Zuckerberg parce qu’il est tout le temps en train de dire : « Désolé, on ne le refera plus ! »

Nico : On l’a même vu pour acheter des pleines pages dans les journaux en Angleterre et aux États-Unis pour faire des mea culpa de Facebook : « On ne le refera plus, c’est vrai, on n’était pas bien, on était désolés. »

Manu : « On est désolés. Notre priorité ça va être votre vie privée » et ça il l’avait dit il y a encore un an et patatras ! Régulièrement.

Nolwenn : Mais ça a toujours été leur priorité !

Luc : C’est privé, c’est à eux !

Nolwenn : Voilà !

Manu : Nos vies privatisées, c’est moche ! Donc là, maintenant, les techniciens qui sont au service de cette entreprise, eh bien ils se rebellent, c’est-à-dire par leurs pieds, ils n’utilisent pas leurs pieds pour aller chez Facebook.

Luc : Voilà ! Il y a ceux qui sont éventuellement partis de Facebook, mais il y en a beaucoup dont on ne sait pas où ils vont. C’est-à-dire que s’ils vont bosser pour faire des missiles ou aller bosser, je ne sais pas, pour Monsanto, enfin ils ont été rachetés, ils ne s’appellent plus Monsanto maintenant.

Manu : Non. Ils s’appellent encore Monsanto, mais ils sont sous l’étendard de Bayer.

Luc : Tu peux imaginer qu’ils soient allés faire plein d’autres trucs dégueulasses mais dans une boîte qui a moins de casseroles aux fesses, enfin de marmites maintenant à ce niveau-là.

Nico : Moins visibles en tout cas, moins à la pointe de l’actualité.

Luc : Voilà ! Ouais.

Manu : C’est tout à fait possible.

Luc : Ça ne va pas dire qu’ils se rebellent, ça veut peut-être juste dire que la réputation de Facebook est en berne.

Manu : Tout à fait possible. Mais il y a d’autres contextes qui nous montrent que ça ne fonctionne pas que comme ça, la morale, l’éthique, joue quand même, on le voit chez Google

Nico : C’est un peu un moins visible, ça ne finit pas dans la presse comme en ce moment.

Manu : Pas autant !

Nico : Ou pas autant, mais il y en a beaucoup qui commencent à se poser des questions sur l’usage des technologies faites par Google puisque on les a vu, par exemple, entraîner leurs drones de combat avec des CAPTCHA. Du coup vous appreniez, en fait, aux drones à cibler les personnes sur les territoires de guerre. Ils ont commencé à se poser des questions. Il y a eu aussi Boston Dynamics qui est le gros leur fer de lance de Google.

Luc : Ils ont revendu, ils ne sont plus chez Google.

Manu : En tout cas des robots qui aideraient au combat.

Nico : Des robots de guerre. Il y en a beaucoup qui ont commencé à se poser des questions en disant à Google : « Arrêtez vos conneries, là vous êtes en train de mettre le doigt dans quelque chose qui n’est vraiment pas top. Si vous continuez dans cette direction-là, nous on arrête de bosser pour ça. »

Manu : Sachant qu’il y avait notamment un gros contrat qui était en train d’être ouvert par le département de la Défense américaine, ce sont des milliards, et Google s’était proposé de faire des data centers pour ce département. Les développeurs ont gueulé, ils ont marché et ils ont fait une petite manifestation pour dire : « Non ! Nous on ne veut pas travailler pour le département de la Défense, pour tuer des gens. » Ils ont forcé l’entreprise à reculer sur ce sujet-là. Il y a eu d’autres sujets, tout aussi intéressants, notamment sur le harcèlement au travail, le harcèlement sexuel. Des développeurs se sont plaints du traitement qui avait été fait à certains des cadres, qui avaient été poussé dehors à coups de millions, eh bien ça a fait un scandale interne assez conséquent, ça a fait bouger un petit peu les lignes et aujourd’hui ils ont promis de faire…

Luc : Des gens poussés dehors, c’est-à-dire des hauts cadres qui avaient là encore des marmites aux fesses suite à des comportements de harcèlement et plutôt que de les virer pour harcèlement, pour faute, on leur a dit : « Prends cette liasse de billets et va voir ailleurs si on y est. »

Manu : Voilà. Ce n’est pas très propre, mais ça a fait scandale, ça a fait gueuler. Il y a eu aussi tout un circuit pour essayer de contrôler l’intelligence artificielle qui avait été mise en place chez Google et qui a fait beaucoup jaser en interne. Les développeurs se sont plaints aussi des manques et des blocages qui n’étaient plus en place sur l’intelligence artificielle. Ça va assez loin chaque fois. Chez Google on peut voir qu’il y a une culture d’entreprise qui à l’origine était très libertaire, était très anti-autorité et qui est en train de changer. C’est-à-dire que la direction elle-même est peut-être plus fan, pour faire croître l’entreprise, d’aller suivre des contrats militaires, d’aller suivre des optiques un peu plus dirigistes, mais pas les développeurs.

Luc : Et puis il y a les trucs dont on parlait il y a quelques semaines avec les soupçons d’avoir flingué les concurrents en jouant de leur position dominante pour ça, ce qui n’est pas très éthique non plus. En tout cas, là-dessus, les employés de Google n’ont pas grand-chose à dire, manifestement ça n’a pas l’air de les chagriner plus que ça.

Manu : On est encore au niveau des soupçons.

Nico : Mais Google a quand même aussi changé sa politique de recrutement là-dessus. Avant, effectivement, ils essayaient de recruter les cadors au niveau technique avec des vrais fers de lance et maintenant ils sont plus dans la stratégie commerciale, donc ils cherchent plus des moutons, des gens un peu plus modulables et malléables. Forcément les tests d’entrée ont aussi beaucoup chuté, ce n’est pus du tout les mêmes objectifs visés lors du recrutement. Ça change aussi énormément la donne.

Luc : Tu peux être super fort techniquement, très intelligent et rester une raclure, je veux dire. Il n’y a aucun lien de cause à effet entre être intelligent et…

Nico : Oui. Là ils visent vraiment des personnes capables d’être modelées à la volonté commerciale de l’entreprise et plus des personnes qui allaient porter des projets et de l’éthique.

Manu : Ça se voit peut-être un peu, notamment avec leur moteur de recherche qui, en Chine, est supposé faire de la censure, on ne peut pas chercher ce qu’on veut.

Luc : C’était aussi un des sujets de rébellion.

Manu : Et Google était parti de la Chine à un moment donné, il y a quelques années, notamment sous la pression des développeurs ; ils avaient dit : « Non, on ne veut pas accepter cette censure, donc on sort du pays », mais finalement ils y sont retournés, il n’y a pas très longtemps il me semble. Je ne sais pas à quelque point ils ont accepté de se compromettre avec le gouvernement, mais c’est un marché qui est gigantesque et refuser de rentrer sur des gros marchés, ce n’est pas facile pour les dirigeants.

Luc : Est-ce qu’on pourrait oser prétendre qu’il y aurait une sorte d’esprit éthique chez les informaticiens ? On rappelle ce bouquin écrit il y a quelques qui s’appelait L'Éthique hacker [L'Éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information], qui faisait une sorte de parallèle avec l’éthique protestante de Max Weber. Est-ce que c’est du pur mythe ou quoi ?

Nico : On a surtout l’avantage d’être dans un métier qui est plutôt bien payé. On a des opportunités, donc on peut effectivement plus facilement mettre en avant notre éthique : on sait que si on dit non à un projet, si on se fait virer, on n’aura pas trop de problèmes pour retrouver un boulot derrière. Ça permet d’être plus à l’aise, on n’a pas non plus de problèmes financiers, donc ouvrir notre gueule c’est quand même plus facile que quand on est sur une chaîne, à devoir être payé un SMIC pour vivre et nourrir sa famille.

Manu : Il y a peut-être un autre point à mettre en avant c’est qu’on est très informés. On travaille dans la mer de l’information Internet, on est en contact avec tout ce qui circule aujourd’hui, donc dire qu’on ne fait pas quelque chose parce qu’on n’était pas au courant, c’est plus difficile.

Luc : Oui, mais il y a plein d’informaticiens qui font des avions de chasse, des missiles, des bombes, des trucs comme ça et ça ne les chagrine pas plus que ça.

Manu : Et il en aura probablement encore toujours.

Nolwenn : Les psychopathes ça existe.

Luc : Il y en a plein !

Manu : Ce sera toujours une couche de gris entre le blanc et le noir. À part faire vraiment don de soi-même à 100 %, se sacrifier, sacrifier tout ce qu’on a, on est tous en train de faire des formes de compromis et d’accepter qu’on va aider un peu jusqu’à un certain point et après c’est juste une question de où est-ce qu’on met le curseur.

Nico : Et aussi où est-ce qu’on met le chèque à la fin. Il y en a beaucoup qui peuvent être achetés. C’est vrai que dans les milieux qui sont moins éthiques, on va dire, généralement on est mieux payé. Allez dans le bancaire ou dans l’armée, vous aurez beaucoup plus de salaires à cinq ou six chiffres que si vous êtes développeur dans une petite SS2L [société de services en logiciels libres] du coin.

Manu : On pourrait même dire que l’éthique permet de diminuer les tarifs. Je connais des développeurs et j’en fais partie qui sont capables d’accepter un boulot : s’il est éthique eh bien je veux bien être moins payé que de faire un travail où je ne vais faire que du propriétaire toute la journée et faire du boulot pour des banques ou des choses comme ça. Ça s’est déjà fait pas mal et il y a des gens qui mettaient même ça dans leur contrat de travail.

Luc : OK. Donc une petite poignée de gens qui ont une éthique et effectivement, une situation qui permet d’avoir les moyens de se la payer. Donc les informaticiens ne sont pas des surhommes.

Nolwenn : Ni des sur-femmes.

Luc : Exact. Donc tant mieux. On va essayer de trouver…

Nolwenn : On va essayer de trouver notre sens éthique et notre sens moral !

Luc : Oui. Moi j’en avais quelque part, mais je ne sais pas où je l’ai mis. Je vais essayer de les retrouver d’ici la semaine prochaine. Salut tout le monde.

Manu : Salut. À la semaine prochaine.

Nolwenn : Salut.

Sortie de Tryton 5.2

Le 7 mai sortait la version 5.2 de Tryton (avec un petit retard d’une semaine).
Tryton est un progiciel de gestion intégré — aka PGI ou ERP — modulaire suivant une architecture trois tiers. Il possède trois clients différents : application native, application Web et script. Tryton est fourni avec une base de plus de 135 modules couvrant la majorité des besoins de l’entreprise (achat, vente, gestion de stock, facturation, comptabilité, etc.).

Tryton

Pour cette version mineure, les développements se sont focalisés sur l’amélioration de l’interface utilisateur ainsi que sur les performances.

Pour l’interface utilisateur, on peut noter l’amélioration de la visibilité des attachements et notes, l’utilisation d’une plage pour la recherche sur des champs numériques et la réécriture des messages d’erreur afin de fournir, quand c’est possible, une solution à l’utilisateur.
Notification attachements et notes

Au niveau des performances, une partie de l’effort a été concentré sur la gestion des caches. Tout d’abord la synchronisation des caches des serveurs peut se faire via un canal de PostgreSQL (LISTEN/NOTIFY). Il y a aussi la gestion par les clients d’un cache sur certains appels RPC.
Depuis la version 5.0, Tryton a un bus qui fait du long polling. Cette technique n’est pas très efficace avec un modèle de serveur à multiples fils d’exécution. Mais maintenant, il est possible de lancer le bus en mode co‐routine pour diminuer la consommation de ressources.

Comme à chaque nouvelle version, de nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées. Les plus remarquables sont : la recherche sur les clefs des champs dictionnaires, un nouveau type de vue list-form, un éditeur HTML WYSIWIG et une console pour le serveur.

Il y a aussi de nouveaux modules :

  • account_statement_rule, qui permet de définir des règles pour automatiser l’importation des relevés de compte ;
  • marketing_automation, qui définit des scénarios basés principalement sur l’envoi de courriel ;
  • sale_product_customer, qui est le pendant de la fiche fournisseur d’un produit, mais pour les clients ;
  • user_role, qui est une abstraction au dessus de groupe (qui gère les droits d’accès). Elle permet de regrouper un ensemble de groupes sous un même rôle, ainsi que de les programmer dans le temps.

Toutes les nouveautés de cette version seront présentées à la conférence annuelle du projet qui aura lieu à Marseille les 6 et 7 juin.

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