Khrys’presso du lundi 26 juillet 2021

Khrys
, 26/07/2021 | Source : Framablog

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.

Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

Brave New World

Spécial France

Spécial on gère comme des pieds (et à la néolibérale)

Spécial État policier, violences policières, montée de l’extrême-droite…

Spécial Résistance(s)

Spécial GAFAM et cie

Les disparitions de la semaine

Le livre de la semaine.

  • Les armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest par Daniele Ganser (voir par exemple la critique sur arretsurinfo.ch)

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Toujours aussi corsé, le 'presso ! - la personne de droite répond : Yep, il faut bien ça pour commencer la journée !
Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

Les Cyber-contes : 2020, printemps de l'hacktivisme

Donné pour mort en 2013, en fermentation depuis, l'hacktivisme est réapparu en soutien aux révoltes populaires du printemps dernier.

Le rideau s'ouvre à l'aube de l'année 2020. Depuis octobre 2019, les révoltes au Chili ont pris le relai sur la ligne de front Hong-Kongaise. Le "Be water" fait partie de la résistance dans la rue et l'Amérique Latine a décidé d'entrer dans la danse.

L'union des luttes, c'est aussi des concessions à la culture de l'autre

Comme pour les Gilets Jaunes, c'est un tout petit rien qui a mis le feu aux poudres, ici l'augmentation de 30 centimes des tickets de transports. Expression du creusement des inégalités, ce cycle de résistance amènera jusqu'à 1,2 million de Chiliens dans la rue et déclenchera des émeutes dans les principales villes du pays. Il faudra une pandémie mondiale pour refermer le couvercle de la marmite.

Dès le début des émeutes au Chili, les hackers sont de la partie. Fin octobre, deux hackers chiliens, RebelSide et MentalMalicia publient les données de 21 000 personnelles de carabiniers chiliens, l'équivalent de notre gendarmerie. Cette fuite de donnée est associée à des documents sensibles. Des sources internes aux carabiniers confirmeront aux médias l'existence d'une attaque informatique les ayant visés. La fuite sera nommée "PacoLeaks" ("la fuite de données des flics"). Le compte Twitter "Anonymous Chile" confirmera à CheckNews que les deux hackers sont proches du mouvement : «MenteMalicia et RebelSide ont participé à plusieurs actions organisées par Anonymous, en plus de partager avec nous différents idéaux. Ainsi, on peut dire qu'ils font partie d'Anonymous, bien qu'il ne s'agit pas d'un groupe fermé, plutôt d'un ensemble de personnes qui partagent des idéaux et des objectifs communs».

Le 14 décembre, c'est au tour de l'armée chilienne de concéder dans un tweet avoir été hackée. Cette...

Quand le militantisme déconne : injonctions, pureté militante, attaques… (3/8)

framasoft
, 23/07/2021 | Source : Framablog

La question compliquée et parfois houleuse du militantisme nous intéresse depuis longtemps à Framasoft, aussi avons-nous demandé à Viciss de Hacking Social, de s’atteler à la tâche.

Voici déjà le troisième épisode [si vous avez raté les épisodes précédents] de son intéressante contribution, dans laquelle elle établit une intéressante analogie entre les techniques de sabotage conseillées par les services secrets et les processus parfois involontaires par lesquelles le militantisme déconnant sabote la construction d’un projet militant.

Nous publions un nouveau chapitre de son travail chaque vendredi à 13:37 sur le Framablog, mais si vous préférez, vous pouvez télécharger dès maintenant l’essai intégral de Viciss qui comprend une bibliographie revue et augmentée :

Quand le militantisme déconne, format .pdf (5,6 Mo)

Toutes les sources sont sous licence Creative Commons CC-BY-SA et disponibles sur ce dépôt.


Le militantisme déconnant, un sabotage ? ! ?

Si nous parlons ici de sabotage, c’est parce que nous allons dans un premier temps prendre exemple sur l’activité malveillante d’infiltration dans des mouvements militants afin de les rendre inefficaces voire de les détruire, une activité pratiquée par les adversaires au mouvement : il peut s’agir par exemple d’adversaires idéologiques qui ne sont pas des professionnels, comme les fascistes peuvent créer de faux profils « SJW »1 (qu’ils estiment ennemis) et jouer à la militance déconnante pour les décrédibiliser et détruire globalement l’image de la cause. L’histoire évoquée précédemment où il a été exigé d’ajouter un « TW »2 sur une recette contenant du Kiri ressemble fortement à une pratique de ce genre, jouée par quelqu’un qui chercherait à ridiculiser les végans, à les faire passer pour des « fragiles » (mais ce n’est qu’une hypothèse, rien ne permet d’affirmer qu’il y aurait derrière un véritable saboteur anti-vegan, je me permets de prendre cette illustration justement parce qu’un saboteur hostile ne s’y serait pas mieux pris).

Ici, on va surtout aborder le jeu de l’infiltration selon les conseils des renseignements, à savoir l’OSS (ex-CIA, qui a déclassifié des documents datant de la Seconde Guerre Mondiale).

Attention, si nous nous appuyons sur les techniques de sabotage social de l’OSS pour illustrer le militantisme déconnant, ce n’est aucunement pour affirmer que tout saboteur qui nuit au mouvement est systématiquement un adversaire infiltré. Ce que nous voulons au contraire montrer, c’est qu’un militant déconnant s’évertue sans le vouloir à saboter de l’intérieur son propre mouvement, à savoir : susciter de la méfiance ou de la répulsion chez le potentiel allié ou spectateur, offrir à l’adversaire une relative tranquillité permettant à ce dernier de nuire de plus belle, de gripper le travail d’information efficace, empêcher de construire et de régler les problèmes de fond qui sapent la militance.

Les leçons de déconnage par l’OSS

Dans les années 40, l’OSS a rédigé un guide à l’usage des citoyens de pays occupés durant la Seconde Guerre Mondiale afin de les aider à entraver l’activité des Nazis, notamment parce que les citoyens étaient forcés de travailler pour eux. Tout était bon à prendre pour générer et propager l’improductivité, l’inefficacité dans presque tous les corps de métiers, ce qui était bénéfique pour les citoyens, résistants et alliés puisque la production était pompée par l’occupant et servait à la destructivité. Ainsi, ces leçons font l’inventaire de ce qui pourra perturber, entraver les environnements sociaux.

Simple Sabotage Field Manual by United States. Office of Strategic Services
Simple Sabotage Field Manual by United States. Office of Strategic Services. Vous pouvez retrouver le guide au complet sous tous les formats ici ; un mot de la CIA à son sujet sur cia.gov ; on a traduit une partie du guide ici.

Par exemple, l’OSS conseille aux saboteurs ceci :

(2) faites des « discours ». Parlez aussi fréquemment que possible et très longuement. Illustrez vos « points » par de longues anecdotes et expériences personnelles. N’hésitez pas à faire quelques commentaires patriotiques appropriés.
(6) Reportez-vous aux questions résolues de la dernière réunion et tentez de rouvrir le débat à leur sujet.
(8) Inquiétez-vous au sujet de la légalité et de la légitimité de toute décision : posez la question de savoir si telle action envisagée relève ou non de la compétence du groupe, inquiétez-vous publiquement du fait que cela pourrait être une action qui entre en conflit avec la politique des supérieurs.

On pourrait retrouver ces comportements dans la militance : par exemple, lors de réunions ou de communication portant sur la création d’un site web, les saboteurs vont discourir sans fin sur un point hors-sujet ou peu pertinent alors que l’ordre du jour était clair et précis ; ils vont s’énerver sur l’usage inapproprié d’un smiley ; ils vont tenir un discours narcissisant en vantant leurs victoires/qualités ou compétences ; ils vont débattre sans fin sur la pureté éthique de l’hébergeur ; etc. Sur les réseaux sociaux/les tchats, cela peut se faire en détournant une conversation portant sur un sujet X très clair en parlant de tout autre chose, par exemple en lançant un débat enflammé sur tel mot employé (et en ignorant totalement le sujet X).

Résultat : l’action n’avance pas, donc la cause non plus. Tout le monde craint la future réunion ou communication parce que ça va être très saoulant et inutile, certains n’osent plus soulever des points pertinents tant la parole est occupée et le débat dominé par ces individus. Le sentiment d’impuissance s’installe.

« (4) Posez des questions non pertinentes aussi fréquemment que possible.

  1. donnez des explications longues et incompréhensibles quand vous êtes interrogé »

Par exemple, lors d’un live sur Internet, cela peut se manifester par le fait de soulever des questions qui ne sont pas du tout dans le sujet. Imaginons une discussion portant sur la place de la philosophie dans la vulgarisation, une remarque sapante consistera à demander pourquoi l’interlocuteur boit un coca, emblème d’une horrible multinationale alors qu’il faudrait tous être parfaitement anticapitalistes/écolos ; en lui posant des questions sans lien avec le propos, s’il connaît l’UPR (question qui sera réitérée autant de fois que possible) ; le suspecter de mensonge et d’incompétence parce qu’il ne cite pas de tête l’intégralité des chiffres de telle étude et ceux des 15 méta-analyses qui ont suivi ; en lui demandant avec un ton accusateur pourquoi il ne parle pas de l’attentat qui a eu lieu il y a 7 mois alors que c’était horrible et que c’est ça le vrai ennemi, le principal sujet, etc.

On pourrait aussi taxer ces méthodes de trolling, mais le but du trolling consiste juste à instaurer une forme de chaos et pour le troll, le but de tester n’importe quel comportement ; or un militant déconnant peut sincèrement croire que sa technique autosabotante est bonne pour son mouvement :

Campagne UPR
J’ai été étonnée que la technique extrêmement saoulante de 2017 de l’UPR était en fait assez formalisée, semblait être considérée par ces militants comme une « bonne stratégie » (Source).

Résultat : ça saoule les intervenants et ceux qui sont intéressés par le sujet, ça coupe ou empêche de voir les questions pertinentes (donc ça entrave une communication, un débat constructif qui aurait pu avancer), ça dégrade l’image de la cause des questionneurs auprès des spectateurs parce que c’est associé à une espèce de prosélytisme intempestif ou à des interruptions non pertinentes.

« (5) Soyez tatillon sur les formulations précises des communications, des procès-verbaux, des bilans.

  1. soyez aussi irritable et querelleur que possible sans pour autant vous mettre dans l’ennui. »

Ici on arrive à un grand classique des réseaux sociaux, qui a débuté il me semble par le mouvement des grammar nazis (qui sont à ma grande surprise de « vrais » militants qui croient sincèrement en leur croisade3, même si manifestement personne n’est jamais tombé amoureux de la langue française en se faisant juger comme un criminel sous prétexte qu’il avait mal gèrè l’inclinaison d’un accent) qui va commenter uniquement pour souligner les fautes d’orthographe, de grammaire, ou pour critiquer l’usage des anglicismes, la prononciation des mots, l’accent, l’espace en trop, la TYpogrAPHie……………… ETC………… Et ça donne ce genre de chose :

« Un jour, j’ai discuté avec un mec qui avait signalé une faute de ponctuation dans le statut Facebook d’une amie qui remerciait les gens pour leurs condoléances à la suite du décès de sa mère… Il n’avait même pas vraiment lu le statut en question. Et j’ai compris que moi non plus, je ne lisais pas vraiment les statuts. Je me contentais de chercher les fautes. » (20minutes.fr)

Ce type de chasse et de procès à la « faute » peut aussi se faire à l’encontre de termes qui sont accusés d’être malveillants : par exemple, une personne vient se confier, à bout, dans l’espoir de trouver du réconfort et de l’aide (même en privé) auprès de ses alliés, et ne reçoit en retour qu’une violente correction « ce mot que tu as employé est psychophobe/insultant envers les travailleurs du sexe/homophobe/, etc », sans que son propos ait même été entendu :

« Récemment, elle [une militante] a vu avec amertume une jeune mère, victime de violences, qui sollicitait de l’aide sur un groupe Facebook de parentalité féministe, se faire corriger, car elle n’employait pas les termes jugés inclusifs pour les personnes trans ou non binaires. « Elle avait besoin de manger, pas qu’on lui dise comment s’exprimer. » (neonmag.fr)

On voit que cette tatillonerie s’oppose directement au travail militant, dans le sens où s’attaquer au terme mal employé a pour conséquence de ne pas aider cette femme bien que ce soit pourtant un objectif central du mouvement. Le travail est donc directement saboté avant même de commencer.

La formulation précise devient un devoir tellement suprême que le militant déconnant semble supprimer toute empathie pour autrui, nie son émotion, ses besoins et encore plus si c’est un allié.

Résultat : les personnes n’osent pas parler sans over-justifier leur propos, n’osent pas exprimer des émotions ou aborder des sujets qui les touchent de peur d’utiliser de mauvais termes malgré eux, voire n’osent même pas rejoindre les mouvements de peur de ne pas avoir les bons mots, les bons codes :

« Elle est étudiante et souhaite s’engager pour la première fois dans l’association dont je suis membre. Au téléphone, elle tourne autour du pot, hésitante, comme tourmentée. Et finit par admettre qu’elle a très peur de mal s’exprimer. De ne pas employer les mots justes. De ne pas savoir. Sa crainte a étouffé jusqu’ici ses envies d’engagement. Tandis que je tente de la rassurer, je lis dans son angoisse la confirmation d’un phénomène que j’observe depuis que j’ai l’œil sur les mouvements de défense de la justice sociale : une forme d’intransigeance affichée, propre à inhiber ou décourager certaines bonnes volontés. Une course à la pureté militante qui fait des ravages. (neonmag.fr).

L’autre conséquence de tout cela est d’en venir à percevoir le mouvement comme un ennemi, puisqu’à force les seules interactions que l’on peut avoir avec lui en tant que tiers peuvent n’être qu’attaque et réprobation, et par un phénomène d’escalade et de réactance4, le tiers ciblé va progressivement se positionner dans le clan adverse.

Globalement, l’action est freinée, l’adversité n’est pas combattue, voire est protégée par ces comportements (elle peut continuer sa destructivité en toute tranquillité). Plutôt que de convaincre, la cause est de plus en plus décrédibilisée et associée à une nuisance, les alliés et spectateurs sont usés de tant d’inefficacité ou de subir tant de reproches constamment. Il y a donc sabotage de la cause. Du moins ce sont des pratiques conseillées par les renseignements si on veut rendre inefficace, infécond un environnement social qu’on estime adversaire et ne pas être repéré comme saboteur. Si on est un militant sincère dans ses engagements, je doute que d’obtenir ces résultats soit satisfaisant.

Je n’ai parlé que de l’OSS pour montrer à quel point le militantisme déconnant ressemble à un sabotage (donc, pourquoi le poursuivre, pourquoi persister à croire que c’est un « bon » jeu ?), mais on aurait pu poursuivre le parallèle avec le travail d’infiltration ou de contre-propagande, avec des exemples plus modernes comme ceux du renseignement/contre-renseignement (Cointelpro5, JTRIG6) ou même les stratégies des fascistes7.

GCHQ / JTRIG
Toutes les disciplines dans lesquelles le renseignement (ici anglais, GCHQ / JTRIG) pioche pour mieux duper, détourner, manipuler, etc. sur le Net. Il s’agit d’un leak de Snowden. Quand des membres du gouvernement dénigrent les sciences humaines et leur utilité, c’est de la pure hypocrisie (ou de l’ignorance ? ? mais j’en doute) puisque le renseignement (comme la communication politique) pioche largement dedans pour ses stratégies. Plus d’infos sur The Intercept.

(à suivre…)

Si vous trouvez ce dossier intéressant, vous pouvez témoigner de votre soutien aux travaux de Hacking Social par un don sur tipee ou sur Liberapay


  1. SWJ = Social Justice Warrior, guerrier pour une justice sociale. Le terme a pris avec le temps une connotation négative, plus d’infos sur Wikipédia.
  2. TW = Trigger Warning (avertissement) il s’agit d’une mention utilisée souvent sur les réseaux sociaux afin de prévenir d’un contenu pouvant choquer ou réveiller des traumatismes chez les personnes
  3. Benjamin Chapon, « Orthographe : Des Grammar Nazis repentis racontent pourquoi ils ne vous embêteront plus avec vos fautes », 20 Minutes, 19/09/2016.
  4. Lorsqu’on interdit quelque chose à quelqu’un, qu’on le rend moins accessible ou qu’on lui retire une possibilité d’action qu’il avait auparavant, l’individu aura tendance à la vouloir plus, quand bien même il n’en avait cure avant. C’est la réactance, une réaction irréfléchie devant l’interdit, qui parfois fait choisir à l’individu des choses qui lui nuisent, lui sont inutiles, ou nuisent à ses proches/la société. Par exemple, vouloir polluer à cause d’interdits écologiques, refuser des vaccins à cause d’obligations à se faire vacciner de la part des autorités, se mettre à aimer un contenu nazi parce que celui-ci a été censuré, etc. Nous avons fait une vidéo à ce sujet.
  5. Plus d’infos sur Korben.info et sur Le Monde Diplomatique.
  6. Une présentation générale sur Wikipédia. Tous les documents révélés par Snowden à ce sujet sur search.edwardsnowden.com (qui détaille certaines stratégies et montre l’efficacité des opérations de contre-propagande/infiltration pour saper l’image d’un mouvement ou carrément le détruire)
  7. Midi Libre, « Un militant repenti balance les secrets de l’ultra-droite », 08/10/2012.

“J’ai vingt ans aujourd’hui” de Virginie Espirat

La Rédaction
, 23/07/2021 | Source : Mouvement Français pour un Revenu de Base

2068, j’ai vingt ans aujourd’hui, je gagne la deuxième revalorisation de mon revenu de base. Ce revenu porte vraiment bien son nom, un socle solide sur lequel je repose mes espoirs, mes envies, mon avenir. Maman me dit que de nombreuses femmes, par le passé, gagnaient leur indépendance soit en se dépêchant de se mettre en ménage (à deux la vie semblait plus rassurante) soit en se jetant à corps perdu dans la recherche d’un travail, d’une rémunération, quitte à oublier de fonder une vie de famille.

J’ai vingt ans aujourd’hui et je suis sereine. Maman m’a appris à économiser pour mon avenir dès mon premier revenu, à dix ans, et à quinze ans, pour ma première revalorisation elle m’a inscrite au club économique de la ville, option budget participatif. Avec le club Vélo, le club Jardinage et le club Lecture cela me prenait beaucoup de temps mais aujourd’hui je ne le regrette pas. Je connais et côtoie de nombreux.ses jeunes de mon âge, on angoisse de l’avenir bien sûr, personne ne sait à quoi va ressembler demain, le futur. Mais, sauf événement catastrophique exceptionnel, je sais et je suis sûre que j’aurai un toit pour m’abriter, de quoi m’habiller et me nourrir et ce jusqu’à ma mort.

J’ai quitté les clubs Vélo et Jardinage, avec mes études ce n’est plus possible de tout mener de front. Papa veut absolument m’inscrire au club Bricolage, je le soupçonne de vouloir me caser avec notre voisin Émile, mais est-ce pour moi ou pour lui ? En tout cas, c’est vrai, il est gentil Emile, mais lui c’est surtout le club Dessin technique qui l’intéresse.

Mon avenir semble bien se dessiner et Mémé Germaine est très étonnée de voir la bonne utilisation de ce revenu, elle qui avait voté contre ce projet en 2022 et ne se gênait pas pour le dire. « La France est foutue, tout va à l’eau, le monde marche sur la tête » disait-elle à mes parents. Aujourd’hui elle dit regretter ne pas avoir eu ce revenu à son époque : « Ah, j’aurais eu une autre vie, ah oui, ma vie à moi. » Elle râle souvent, elle regrette souvent, mais j’aime ses moments de lucidité !

Mon avenir, je l’imagine entreprenant et socialisant dans le domaine de l’aide à l’informatique pour débutants. Aider mes prochains et mes proches est très valorisant mais parfois cela m’agace ou m’angoisse quand ils et elles ne progressent pas ou plus ou font exprès de ne pas progresser. Alors j’ai décidé, comme plusieurs de mes ami.e.s, de faire partie de deux structures, l’une individuelle et l’autre sociale.

J’ai tout d’abord créé une petite entreprise, je vais dépanner, aider “mes” clients à leur domicile ou alors ils viennent chez moi, j’ai réservé un espace spécifique dans mon deux pièces. Parfois j’ai peur de rencontrer de nouveaux clients seule, mais j’ai toujours mes lunettes-caméra-alarme sur moi, cela me rassure. Pour cette activité je demande une rémunération en échange de mon aide, cela va me permettre de m’acheter mon nouveau vélo à assistance photovoltaïque.

J’interviens également de manière gratuite au sein des services de ma commune. J’ai mis mon planning avec mes disponibilités et mes compétences en ligne sur le site internet de la ville et on m’appelle en fonction de ce planning, des besoins et urgences des un.es et des autres. Le service Vie démocratique et participative de la commune anime le réseau de citoyen.nes qui comme moi proposent leurs services au bénéfice du collectif. Tout le monde s’y retrouve, moi qui valorise mes compétences, mon temps, les aidé.es qui progressent, sortent d’une ornière et la commune qui propose un véritable service à la personne.

La commune va bientôt mettre en place l’ancien club Foresco (Formations Réciproques Échanges de Savoirs Créations Collectives) du siècle dernier, j’ai hâte de connaître son fonctionnement, ce serait un plus pour moi qui adore rencontrer de nouvelles personnes, de tous horizons et de tous âges.

En parlant d’un autre âge, Tonton Arthur est opposé à mes projets socialisants, je le trouve dur avec moi, dans ses paroles. Parfois il me dit, énervé : « Moi, j’étais expert-comptable et à l’époque on savait compter. On trimait et on savait ce que c’était que de rembourser un crédit. On savait pourquoi on le remboursait. » Malgré mes années au club Comptabilité j’ai encore du mal à comprendre mon Tonton. Et puis on me dit que beaucoup de ses sous il les a gagnés en jouant à la Bourse. Je ne comprends pas tout de l’économie des années passées.

Bon, je vous laisse, Emile a appelé, il vient me chercher ce soir, il veut m’accompagner pour la première fois au club Comptabilité 😉

virginieespirat@gmail.com

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401 – Nombriliste – Tourisme spatial, Neeva, Windows

niptechpodcast@gmail.com (@bcurdy et @syde)
, 22/07/2021 | Source : Niptech

Energisés par la 400ième, on discute de milliardaires dans l’espace, du dernier Google killer et de Windows 11 qui change tout (ou pas). Bonne écoute !

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Perso

Bcp feedback de la 400ième – merci !

Vacances ? -> digital detox  

News

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Inspiration

Les aides publiques à la presse: un serpent de mer qui se mord la queue?

Eric Fottorino confie ses impressions sur la situation

Vitamines ou morphine, quel avenir pour les aides à la presse écrite… Telle est l'ultime réflexion portée au Sénat par la commission des finances. Un titre et un discours qui gagneraient en pertinence à user d'un style plus en phase avec réalité du jour: quel avenir pour la presse?

Les aides à la presse: un petit cercle entre financiers de bonne compagnie - Reflets

Enquête sur la franc-maçonnerie, palmarès des grandes écoles ou classement des meilleurs hôpitaux, la saison des marronniers en fleurs s'inscrit toujours en rouge au calendrier des rédactions. Battu et rebattu de la première virgule jusqu'au dernier centime, ce genre de papier s'affiche périodiquement en couverture de tous les journaux. Il en va un peu différemment pour cette récurrente affaire d'aides financières allouées à la presse. Certes le sujet est tout aussi vendeur, mais ce serpent de mer-là ondule plus volontiers en eaux profondes. Le milieu de l'information semble toujours étrangement gêné d'aborder cette histoire. On ne serait pas davantage précautionneux s'il s'agissait d'enfouir un lourd secret de famille dans le placard. A contrario, on ouvre largement le tiroir à souvenirs du côté des organisations syndicales alors que la classe politique en profite également pour crier haro sur le baudet. Qui de se fendre d'une petite mission d'information, et qui de diligenter la rédaction d'un volumineux rapport parlementaire. Chacun analyse la forme et le fond, les uns comptabilisent, les autres abondent de recommandations, et tous finissent par avouer, pour des raisons très opposées, que rien ne va plus, mais plus du tout-du tout dans le bon sens. L'info de première, et la bonne nouvelle, c'est qu'à ce moment-là tout le monde est d'accord. Le véritable scoop, et le scandale aussi, c'est que cette belle...

La preuve par l’expérimentation : Démocratiser la monnaie avec le revenu de base ? Bien sûr ! Surtout par création monétaire !

La Rédaction
, 21/07/2021 | Source : Mouvement Français pour un Revenu de Base

La preuve par l’expérimentation : Démocratiser la monnaie avec le revenu de base ? Bien sûr ! Surtout par création monétaire !

Préambule :

Rappelons d’abord quelques vérités sur l’origine des euros dans notre poche.

1 : C’est la Banque Centrale Européenne qui crée nos billets et le traité de Lisbonne lui interdit de prêter directement aux Etats comme le faisait la Banque de France quand on voulait investir. Désormais, tout passe par les banques privées qui non seulement décident à qui elles veulent bien prêter mais surtout qui priorisent les intérêts de leurs actionnaires à toute considération sociale ou environnementale. Depuis peu, petite entorse, la BCE prête également aux grosses entreprises pour qu’elles créent des emplois… qu’on attend encore…

2 : La création monétaire n’est plus basée sur un stock d’or, elle est illimitée, « magique » comme dirait l’autre. Quand vous faites un prêt, la BCE crée les euros, les prête à la banque privée qui vous les prête. Quand vous avez remboursé, l’argent du prêt est détruit et vos intérêts… vont dans les poches de la banque privée. C’est ce qu’on appelle « l’argent-dette ».

3 : Et comme aujourd’hui la BCE prête à des taux en-dessous de 0, elle paye les banques privées pour qu’elles veuillent bien nous prêter et stimuler l’économie… Mais les 2.000 milliards que la BCE a créés depuis le début de la crise Covid n’ont pas ruissellé comme prévu. Ils sont essentiellement allés grossir les bulles spéculatives, ces grosses poches d’argent bloqué qui vident l’économie réelle et provoquent un manque de liquidités. Les conséquences sont  dramatiques car on ne peut plus échanger, payer le travail… ou même simplement se loger ou manger.

Les Etats malins en profiteraient pour s’endetter plus, investir, construire, former, financer la recherche, améliorer les services publics, amorcer la transition écologique … ce qui créerait des emplois utiles, réduirait les inégalités et préparerait un avenir durable… Mais non ! Nos gouvernants nous promettent l’austérité et endettent le pays pour payer des intérêts honteux… qui vont remplir les poches déjà pleines et inutiles. Pour repères, entre 1970 et 2016, la France a payé 1800 milliards aux banques privées, juste en intérêts ! Dans les années 80’, la dette de la France s’élevait à 200 milliards et elle serait payée si le prêt était à taux 0 mais à cause des intérêts, elle s’élève aujourd’hui à 2.800 milliards !

Les banques privées spéculent donc sur notre PIB (Produit Intérieur Brut) et influencent nos gouvernants pour défendre leurs intérêts, aux dépens de nos vies.

Rappelons ici qu’un Etat n’a pas la même logique que notre ménage, une politique de grands travaux relance l’économie, améliore les infrastructures et le niveau de formation de la population : ça s’appelle un investissement, pas un coût.

4 : Pour finir, trucidons un épouvantail souvent agité : l’inflation. L’inflation consiste à créer plus d’argent et suit normalement notre accroissement démographique et productif. Quand elle est raisonnée, elle est donc saine et nous permet d’échanger et d’investir. En plus, elle réduit les inégalités car elle enrichit les plus pauvres (hausse des salaires et des minima sociaux) et réduit la valeur des grosses poches.

Enfin, vu les masses monétaires en circulation, on est très loin du risque d’inflation dangereuse et des brouettes de billets pour payer son pain. Notre plus grand risque aujourd’hui est la déflation, à cause des masses monétaires bloquées par les très riches et qui créent un manque de cash qui lui-même empêche nos échanges. Un comble dans notre société riche, efficace et avec un bon niveau de formation.

Si vous avez réussi à suivre tout ceci, vous pouvez maintenant comprendre la puissance de ce levier si on le démocratise en finançant un revenu de base : la création monétaire !

Sinon, regardez sur internet, plusieurs blogueurs.ses ont réalisé des vidéos très claires sur le sujet (1)

Et le Revenu de Base dans tout ça ?

La plupart des versions s’appuient sur un financement par redistribution : prélèvements fiscaux, Impôt sur le Revenu, TVA, taxes diverses… Quelques-unes développent les biens communs, les services publics et les gratuités. Mais il est aussi possible de financer le Revenu de Base par création monétaire.

On voit en Namibie par exemple, que l’injection de liquidités dans une expérimentation favorise la relocalisation de l’argent et multiplie les échanges économiques locaux : après un an et demi de versements aux 1000 habitants d’un village, on a remarqué une hausse de 300 % de la masse monétaire en circulation et le revenu par habitant a augmenté de 29 % (sans compter les sommes versées par le revenu de base lui-même) alors que le chômage diminuait de 45 à 60 %. On retrouve des effets similaires en Ouganda avec +50 % de revenu par habitant et en Inde où l’épargne a été multipliée par 3.

La preuve de l’effet d’investissement : la distribution directe d’argent aux citoyens « ruisselle » des individus au collectif et stimule les activités, la production, la répartition des richesses… un vrai cercle vertueux !

La monnaie hélicoptère ou le QE4P

En 2015, 19 économistes européens adressaient une lettre ouverte à la BCE pour que les 80 milliards créés chaque mois pour les banques privées soient versés directement aux citoyens : cela reviendrait à nous verser environ 150 euros mensuels. Ce dividende européen réduirait les inégalités entre citoyens et entre pays, et surtout alimenterait l’économie réelle et réduirait les dettes. Ceci est rendu possible grâce à un flou juridique dans le fameux traité de Lisbonne (article 123). Mario Dragi a répondu : « Intéressant mais pas à l’ordre du jour »… à suivre sur le site Positive Money qui promeut le Quantitative Easing For The People (2).

A suivre aussi, les effets de la politique monétaire du président américain Joe Biden qui, en mars 2021, a fait voter par le Congrès un plan de relance de 1 900 milliards de dollars avec distribution de chèques de 1 400 dollars à 90 millions d’Américains, comme au printemps précédent.

L’Euro-franc et la Valeur-Temps

A l’échelle française, un économiste, Yoland Bresson, s’était penché sur la Valeur-Temps : l’idée que le temps libre est une richesse et que chaque citoyen doit en avoir quelle que soit son activité. Lui verser un revenu de base revient donc à lui offrir du temps libre (3). Comme mesure transitoire pour changer le système, il a proposé la création d’une monnaie nationale, en parallèle à l’euro qui resterait la monnaie commune aux Etats membres. Ainsi, la Banque de France pourrait créer chaque mois 150 euros-francs pour chaque citoyen.ne qui ne pourrait les dépenser qu’en France, hors immobilier, actions et obligations, et sans conversion possible avec l’euro pour éviter la spéculation. Cela permettrait de relocaliser une partie de nos dépenses sur le territoire français tout en restant compatible avec nos partenaires européens.

Cette idée a été reprise par le parti Nouvelle Donne (ancien Collectif Roosevelt) à l’élection présidentielle de 2017.

On pourrait comparer ce projet avec l’expérimentation réalisée en Corée du Sud où un gouverneur a distribué une monnaie locale à tous les jeunes de 24 ans de sa province l’équivalent de 190 euros par trimestre. Cela a permis de relocaliser leur consommation (hausse de 45 % des ventes des commerces locaux), d’améliorer leur vie sociale… et l’opinion publique sur le revenu de base D’ailleurs ce gouverneur se présente pour les élections présidentielles prochaines et espère bien en faire son cheval de bataille pour le généraliser à tout le pays.

La Monnaie Locale Citoyenne et TERA : Tous Ensemble Vers un Revenu d’Autonomie

Il existe beaucoup de monnaies en circulation, même si elles ne portent pas ce nom. Par exemple, les « grains » dans les Systèmes d’Echanges Locaux dans lesquels 60 « grains » récompensent 1h de travail dans le réseau de confiance. Les tickets restaurants sont aussi un moyen d’échange parallèle avec orientation de la consommation vers certains produits ou services.

On trouve aussi des monnaies comme le WIR en Suisse qui permet à des entreprises d’échanger entre eux sans passer par la monnaie centrale. La Métropole Européenne Lilloise d’ailleurs, a lancé un projet similaire pour mettre en réseau 200 entreprises locales.

Tous ces moyens permettent de gagner un peu de liberté pour échanger des biens et des services mais elles restent restreintes et ont peu d’impact sur le système général.

Les Monnaies Locales Citoyennes, elles, ont une plus-value sociale et écologique car les entreprises impliquées doivent répondre à des critères choisis démocratiquement. Pour rappel, chaque unité en circulation est garanti par un euro bloqué sur un compte en banque et elle circule dans un périmètre local comme un bien commun. Voyez le film La Monnaie Miraculeuse ou les documentaires sur le SOL Violette (4). Et comme elles sont fondantes (2% par trimestre si elle n’a pas été dépensée), elles circulent plus vite et concourent à la création de plus de richesses que l’euro (3 fois plus en moyenne pour le SOL-Violette). Nous remplaçons ainsi la rareté de la monnaie au niveau local par sa rotation plus rapide.

La MLC et le revenu de base sont les ingrédients du défi que s’est lancé Frédéric Bosqué, entrepreneur humaniste, avec quelques utopistes réalistes pour revitaliser un territoire rural dans le Lot-et-Garonne (voir sur tera.coop). Aujourd’hui, l’expérimentation est suivie par un comité scientifique et s’articule sur 3 lieux : un espace de maraîchage bio et de production (de pain ou de menuiserie), un village où habitent la plupart des participants au projet et où ils ont ouvert une épicerie qui propose leur production et d’autres produits locaux, et enfin un quartier rural tourné vers l’éco-construction, la formation et l’éco-tourisme.

Après un apport d’argent en dons et subventions pour lancer la machine, l’objectif est de rémunérer dignement ceux qui prennent soin des communs (producteurs, services, gestion, maintenance…) au-dessus du seuil de pauvreté (presque 1000 euros en France). 5 personnes reçoivent déjà leurs revenus de façon inconditionnelle et durable grâce au circuit économique créé. Un cercle vertueux qui prend soin des humains comme de la nature… expérimentation à suivre de près et qui pourrait polliniser d’autres territoires !

La Monnaie Libre et le Dividende Universel

Ecartons tout de suite la cryptomonnaie que vous connaissez sans doute : le Bitcoin. Si sa création vient sans doute d’une volonté de se libérer du système actuel (elle échappe à toute imposition ou contrôle), son organisation et ses résultats en font un formidable outil pour blanchir de l’argent et enrichir les plus riches. En effet, comme elle est limitée, les premiers servis se sont enrichis et continuent sur le dos des derniers arrivés avec une spéculation et une inflation sans freins. De plus, non seulement cette monnaie ne participe par aux services publics (puisque non taxée), mais en plus son coût écologique est faramineux puisqu’il faut une énergie exponentielle pour assurer la sécurité du cryptage à travers des milliers d’ordinateurs qu’il faut en plus refroidir… un non-sens social comme écologique.

Découvrons plutôt la Monnaie Libre, inventée par un ingénieur français, Stéphane Laborde, suivant sa Théorie Relative de la Monnaie. Il s’agit aussi d’une cryptomonnaie mais dont la création est complètement décentralisée : elle est créée chaque jour pour chaque participant au réseau de confiance. Ainsi, juste parce qu’il existe, chacun.e reçoit chaque jour son Dividende Universel, de façon inconditionnelle, individuelle et automatique, indépendamment de sa situation professionnelle ou personnelle.

Avec le temps, les écarts de richesse se régulent naturellement et la croissance du réseau crée une inflation normale. Plus besoin de l’autorisation d’un organisme extérieur, de dette ni d’intérêts pour avoir suffisamment de monnaie pour échanger. Pas besoin non plus d’attendre une volonté politique locale ou nationale, le réseau existe déjà et s’enrichit des nouveaux arrivants. D’ailleurs, en cas de crash financier, il serait possible d’instaurer cette monnaie à grande échelle pour suppléer à la monnaie-dette qui nous conduit dans l’impasse, nous permettre d’échanger tout en sécurisant chacun.e. (5)

Pour conclure

Imaginons que la monnaie soit le sang de notre corps social, qui circule partout pour que les organes puissent échanger (de l’oxygène, des nutriments …) et assurer la vie de l’ensemble des cellules.

Dans le système actuel, nous devons emprunter notre sang à un agent extérieur qui nous en prend un peu plus à chaque fois que nous lui rendons. Ce qui fait que, progressivement, notre quantité de sang diminue. Comme si on dépendait d’une dialyse quotidienne avec, en plus, des sangsues partout. Surtout, la machine peut refuser n’importe quand de nous fournir des liquidités ou nous obliger à utiliser ce sang pour certaines fonctions de notre corps plutôt que d’autres, même de façon tragique et cancéreuse.

Avec un revenu de base financé par la monnaie hélicoptère, européenne ou nationale, pas de sangsues ni de conditions, mais on dépend encore de la machine qui nous dialyse, qui choisit la quantité de liquidités et sur laquelle nous avons peu de pouvoir démocratique.

Avec un revenu de base financé par une Monnaie Locale Citoyenne, on a notre propre usine interne pour faire fructifier le sang reçu : nous sommes toujours liés à la machine qui l’injecte mais nous pouvons choisir les fonctions à alimenter et développer notre potentiel localement.

Enfin, avec un revenu de base financé par la Monnaie Libre, chaque cellule crée le sang nécessaire à ses échanges avec les autres, l’utilise librement, donc avec plus de sécurité et de souveraineté, avec plus de fluidité 😉

A vous d’agir maintenant, en vous informant avec les sources ci-dessous, en vous engageant dans les actions et les collectifs qui agissent à ces différents projets… et en signant l’Initiative Citoyenne Européenne pour lancer des expérimentations en Europe : http://ice.mfrb.fr

Et retrouvez la carte des expérimentations passées et en cours sur https://framacarte.org/fr/map/experimentations-de-revenu-de-base_58126#6/51.000/2.000

Initiative citoyenne européenne

Signons l’initiative citoyenne européenne pour un revenu de base inconditionnel et suffisant, devenons une force politique et pesons sur les élections en France de 2021 et 2022 en tant que citoyens électeurs.

Je signe

Cet article La preuve par l’expérimentation : Démocratiser la monnaie avec le revenu de base ? Bien sûr ! Surtout par création monétaire ! est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.

La galère de l’indemnisation des effets secondaires des vaccins

Le long combat des victimes du vaccin H1N1 préfigure celui des victimes des vaccins contre le Covid

Pour se vacciner en confiance, il faudrait que les Français soient sûrs qu’ils seront bien indemnisés en cas d’effets secondaires. Notre enquête sur la prise en charge des victimes des effets secondaires du vaccin H1N1 montre que l’Oniam, l'Office en charge d'évaluer les préjudices, traîne les pieds et impose un parcours du combattant aux familles. Dix ans après, plus d'une centaines de familles ne sont toujours pas indemnisées.

Centre de vaccination devant l'Hôtel de Ville de Paris, juillet 2021 - © Reflets - CC

« Pour que les Français se vaccinent en confiance, il serait important qu’ils sachent qu’ils seront facilement et bien indemnisés, assène Me Charles Joseph-Oudin, avocat spécialiste en droit de la santé. Car il aura forcément des effets secondaires parmi les vaccinés contre le Covid-19. Il y en a déjà eu. Or, il y a eu un précédent avec le vaccin contre la grippe H1N1, et on voit comment l’indemnisation est un véritable parcours du combattant. La confiance sera plus grande si les personnes savent que les autorités publiques vont aider rapidement. »

C’est l’Etat via l’Oniam, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, qui est chargé des indemnisations. Théoriquement, c’est simple et rapide. Mais dans la réalité, pour être correctement indemnisé, c’est un véritable combat qui peut durer des années. Contacté, l'Oniam a répondu par un mail vide accompagné de deux pièces-jointe (voir en fin d'article).

Que sait-on des effets secondaires des vaccins contre le Covid ?

Les effets secondaires des différents vaccins contre le Covid existent, mais ils sont extrêmement rares. Mais rapportés au nombre très élevé de vaccinations, ce chiffre sera loin d’être anodin. Surtout que derrière chaque cas, il y a des souffrances et des vies brisées.

Depuis le début de la vaccination, les effets indésirables sont suivis et ont été analysés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Au 24 juin, selon l’agence, il y aurait eu :

  • 33.296 cas d’effets indésirables...

NSO : une soudaine médiatisation qu'il faut replacer dans un contexte

Pas de révélation fracassante, mais une utile mise en lumière d'un vendeur d'armes numériques

Le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à 50.000 numéros de téléphone sélectionnés comme cibles pour être espionnés. Des journalistes, des opposants, bref, le lot habituel lorsque l'on parle des armes vendues par ce type d'entreprise.

NSO fait de la cyber-intelligence et... des armes numériques

Lorsque 17 médias internationaux publient en même temps sur un sujet aussi spécifique, la médiatisation est énorme. Dimanche 18 juillet, le consortium Forbidden Stories et Amnesty International ont annoncé avoir eu accès à une liste de 50.000 cibles du logiciel Pegasus de NSO, une boite israélienne fabriquant des armes numériques. Bilan des premiers articles ? NSO vend à des gouvernements des outils de surveillance terriblement intrusifs qui permettent de prendre le contrôle total d'un téléphone sans que l'utilisateur ait à faire la moindre manipulation. Pire, ce ne sont pas uniquement des terroristes et des criminels qui sont visés mais des journalistes, des opposants politiques et des militants pour les droits fondamentaux. Surprise ? Non.

Ce travail essentiel du consortium ouvre surtout une liste de questions : comment en est-on arrivés là ? Peut-on sortir de ce cercle infernal ? Les cibles françaises étaient-elles réellement visées par le Maroc ou ce dernier rendait-il service à un service ami ?...

Porter à la connaissance du grand public des affaires de ce type est une gageure. Les journaux sont rarement preneurs de ce type se sujets. Trop techniques, trop compliqués, pas assez « concernants », on en passe. Les directions de la rédaction et les chefs de services sont souvent trop âgés et/ou pas assez pointus sur le plan technique pour comprendre la portée sociétale de tels sujets. Ce qu'a fait ici le consortium est donc très important. D'autant que...

Revue de presse de l'April pour la semaine 28 de l'année 2021

echarpentier
, 19/07/2021 | Source : April

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.