Musique : Vast – April (2007)

Iceman
, 04/06/2020 | Source : chez Iceman

Encore un de mes albums de chevet, presque l’artiste de chevet pour moi…C’était son cinquième album et il me touche toujours autant, sans que je cherche forcément des explications. Vast, c’est Jon Crosby, virtuose multi-instrumentiste précoce. Plutôt un artiste de studio qui aime tout maîtriser qu’un artiste live, pour ce que j’ai pu en voir.… Lire la suite Musique : Vast – April (2007)

Trump vs Twitter, l'insoluble question de liberté d'expression sur les réseaux sociaux - Décryptualité du 1er juin 2020

mmorandi
, 03/06/2020 | Source : April


Social media ban. Images mixed by Rezwan.

Titre : Décryptualité du 1er juin 2020 - Trump vs Twitter, l'insoluble question de liberté d'expression sur les réseaux sociaux
Intervenantt·e·s : Nolwenn - Nico - Manu - Luc
Lieu : April - Studio d'enregistrement
Date : 1er juin 2020
Durée : 14 min
Écouter ou enregistrer le podcast
Revue de presse pour la semaine 22 de l'année 2020
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Social media ban. Images mixed by Rezwan., Advox.Global voices - Licence Creative Commons Attribution 3.1.
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

La guerre entre Trump et Twitter est lancée. Les réseaux sociaux se heurtent toujours aux mêmes écueils sans qu'une solution évidente ne semble vouloir émerger. Les réseaux déconcentrés utilisant du logiciel libre sont-ils une solution ?

Transcription

Voix off de Luc : Décryptualité.

Voix off de Nico : Le podcast qui décrypte l’actualité des libertés numériques.

Luc : Semaine 22. Salut Manu.

Manu : Salut Nolwenn.

Nolwenn : Salut Nico.

Nico : Salut Luc.

Luc : Nous revoici pour le Décryptualité de la semaine. Qu’a-t-on au sommaire ?

Manu : Six jolis articles.

Nolwenn : ZDNet France, « Les eurodéputés votent un amendement en faveur du logiciel libre au Parlement », un article de Thierry Noisette.

Manu : Ça paraît super intéressant comme idée de dire voilà, on va faire du logiciel libre pour l’Europe. Mais en fait, il semblerait que le texte n’est pas très fort et qu’il mériterait vraiment d’être élargi.

Nolwenn : Reporterre, « Imaginons que les alternatives prennent le pouvoir », un article de Lorène Lavocat.

Manu : C’est un sujet un peu global, qui parle globalement de toutes ces alternatives qui peuvent exister et notamment dans cette idée du monde d’après le covid. Là aussi il y a des choses à aller voir, c’est plutôt utopique mais justement dans le bon sens.

Nolwenn : The Conversation, « Travail à distance : cinq bonnes pratiques à emprunter au développement open source », un article de Kiane Goudarzi. Véronique Sanguinetti et Vincent Chauvet.

Manu : The Conversation est un site que je suis beaucoup donc ça me fait très plaisir de le voir sur la revue de presse et, effectivement, le travail à distance et le logiciel libre c'est une grande amitié qui existe depuis les débuts, on pourrait dire, et ils en font la démonstration pendant la pandémie.

Nolwenn : LeMagIT, « Alternatives open source et sécurisées de visioconférence : Jitsi », un article de Gaétan Raoul.

Manu : On en parle un peu toutes les semaines, Jitsi c’est la star de la vidéoconférence mais il y en a d’autres, notamment BigBlueButtom qui n’est pas mal et qu’on utilise justement en ce moment.

Nolwenn : 20minutes.fr, « Coronavirus : Dévoiler le code de l'appli de traçage StopCovid résout-il tous les risques de dérives ? », un article de Laure Beaudonnet.

Manu : Je pense que ce sera un sujet qu’on va sûrement aborder à un moment donné parce que, effectivement, StopCovid l’application qui est présentée par le gouvernement n’est pas du logiciel libre, même s’ils fournissent le code source. Donc c’est un petit peu bizarre, un petit peu étrange, surtout parce qu’ils avaient annoncé au départ que ce serait open source .

Nolwenn : The Conversation, « Données de santé : l'arbre StopCovid qui cache la forêt Health Data Hub », un article de Bernard Fallery.

Manu : Il s’agit de problèmes de vie privée parce qu’il y a plein de données qui sont en train d’être envoyées aux États-Unis ; c’est un petit scandale parce qu’effectivement d’où on envoie des données de santé aux Américains ? Il n’y a pas vraiment lieu, c’est un peu choquant. Là aussi je pense que c’est quelque chose qui est en cours de discussion. En Grande-Bretagne ils ont aussi cette problématique.
Le sujet de la semaine, de quoi voulez-vous qu’on parle ?

Luc : On va parler de Twitter et de Trump puisque c’est là que c’est en train de péter et qu’il se passe plein de choses.

Nico : Du coup, pour replacer un peu le contexte puisque ça évolue d’heure en heure vu qu’un est en plein dans l’actualité : Trump a twitté plusieurs propos choquants, en tout cas qui ont été jugés comme choquants ou faux par Twitter, qui les a donc retirés de son flux principal, qui les a marqués avec « attention, ça demande vérification » ou « attention, propos haineux ». Forcément, ça n’a pas du tout plu à Trump qui a décidé de se retourner contre Twitter et tous les réseaux sociaux, en faisant sauter des lois qui les protégeaient. « Si vous êtes neutre, on ne va pas vous emmerder sur votre contenu, etc. » Il menace de tout faire sauter.

Luc : Il n’a pas encore fait sauter, il menace de le faire. Il a fait une sorte de pré-décret pour mettre Twitter – c’est quand même vachement ciblé sur Twitter – en porte-à-faux. Les conflits entre Trump et Twitter ne datent pas d’aujourd’hui, c’est son réseau social d’expression favori et ça pose pas mal de problèmes depuis un bon moment.

Manu : En gros, ils sont hébergeurs et il attaque le décret ou les lois qui leur permettent de profiter de ce statut d’hébergeur. Il y a un côté je me tire dan le pied parce que s’il leur retire cette protection d’hébergeur, vraisemblablement ils seront obligés de censurer encore plus ses tweets parce que ses tweets sont faux dans beaucoup de cas !

Luc : C’est ce qu’ils appellent la section 230 d’une loi qui s’appelle la CDA [Communications Decency Act] qui dit, en gros, que l’hébergeur n’est pas responsable des conneries que les gens qui passent dessus peuvent dire. C’est très différent de ce qui se fait chez nous. Il a lancé ses premières menaces. Il s’appuie sur plusieurs agences fédérales pour attaquer d’une part du côté des communications en disant si des réseaux sociaux ne sont pas neutres, on peut, en gros, les mettre en pause et faire sauter cette protection-là ; au travers du commerce, en disant que ce serait une sorte de politique commerciale déloyale de ne pas être neutre et également du côté du ministère de la Justice en pouvant rassembler des procureurs pour examiner ces problèmes-là.
Rien n’est encore fait puisqu’on se doute que toute cette affaire va nécessiter beaucoup de discussions, des conflits juridiques et des choses comme ça, mais c’est quand même une grosse manœuvre de la part de Trump pour intimider Twitter.

Manu : Twitter avait déjà fait ce genre de chose notamment avec Jair Bolsonaro, le président brésilien ; il avaient retirés parce qu’il avait des propos qui outrepassaient les règles, on va dire. Et là effectivement, appliquer ça à leur président qui a quand même huit millions de followers et qui utilise leur plateforme comme son porte-voix préféré, ce n’est quasiment que par là qu’il passe tout ce qu’il a à dire, c’est assez bizarre, sachant qu’en face il y a un autre président de société qui s’appelle Facebook, Mark Zuckerberg, qui lui a pris la défense de Trump.

Luc : Zuckerberg dit que ce n’est pas à un réseau social, dans son cas Facebook, de choisir ce qui est vrai ou pas et ce que les gens peuvent dire ou pas.

Manu : Il me semble qu’il le limite aux cas politiques parce que si tu veux essayer de montrer un bout de téton sur Facebook ça ne passe pas bien.

Nico : C’est toute la problématique qu’on a eue, qu’on a abordée en France, en Europe de manière générale avec tous les réseaux sociaux du monde, c’est où placer la limite entre l’hébergeur et l’éditorialiste. Des réseaux sociaux qui soient complètement neutres et qui n’aient aucun parti pris ou autre ça n’existe pas, y compris dans nos propres milieux avec des équivalents comme Mastodon1. Il y a toujours des choix politiques qui se cachent derrière et la problématique c’est de savoir si ces réseaux sont à considérer comme des hébergeurs et ne sont pas responsables du contenu ou est-ce que ça devient des éditorialistes avec un certain parti pris, avec des orientations politiques ou des décisions publicitaires ou autres et qui, du coup, devraient être responsables des conséquences ou des effets de leurs publications.

Manu : Je rajouterais un petit point, c’est qu’il y a la taille qui compte, là c’est important : ils sont dans des positions de monopole. Ce ne sont pas juste des hébergeurs parmi d’autres, non, ce sont des acteurs qui sont quasiment du domaine public, un lieu public où on vient discuter. Donc si eux te retirent l’approbation, leur participation, tu ne peux plus vraiment parler parce que Twitter, Facebook, ces réseaux-là sont dans des situations de monopole.

Nico : Par exemple, si vous vous faites bloquer votre compte Facebook, les conséquences sont assez dramatiques. On a encore eu le cas il n’y a pas si longtemps que ça d’un étudiant qui s’est fait bloquer. Il sait que sa carrière est carrément ruinée parce qu’il n’a plus accès à toutes les listes de diffusion qui sont utilisées par l’école, tous les contacts et tous les employeurs qui vont passer par là pour essayer de savoir ce qu’il fait. C’est la mort sociale en gros.

Luc : Effectivement et pour moi c’est un des trucs qui est très important. On voit que ces grosses machines des GAFAM ont pris une importance sociale considérable et on a, nous, toujours alerté contre le danger d’avoir des réseaux aussi énormes qui soient dans des mains d’intérêts privés. À partir du moment où un réseau de cette taille-là devient un outil incontournable, ça devient un espace public, ça devient un bien public et une autorégulation privée de cet espace ne tient plus la route. On devrait effectivement avoir des débats politiques, des débats collectifs sur ce qu’on pourrait pouvoir faire ou ne pas faire.
Pendant très longtemps, au final, la liberté d’expression dans la version américaine était celle qui s’imposait au monde entier, aujourd’hui ça s’est arrêté, mais pendant de nombreuses années, pas de tétons, en revanche des vidéos de décapitation d’islamistes, c’était facile à trouver.

Manu : On pourrait considérer qu’il y a une opposition des deux côtés de l’Atlantique, c’est-à-dire que les Américains et notamment les Californiens étaient pour une liberté d’expression absolue, en tout cas ils ne voulaient pas la limiter, alors que nous, en Europe, très tôt on a dit « eh bien non, la liberté d’expression a des limites qui sont définies par la loi ». On va dire que c’est en lien avec notre histoire ; en Europe on a vécu des choses qui sont un petit peu difficiles et là on est peut-être en train d’essayer de faire converger les deux systèmes de pensée, mais on vient de loin. Les plateformes étant américaines elles nous imposent largement leur vision.

Luc : Pour moi il y a un point faible qui n’est réglé nulle part : tu as la liberté d’expression qui est classiquement limitée sur des questions par exemple de diffamation. Si je dis que Manu tue des chatons c’est de la diffamation. Si je dis que Manu est un ange descendu sur terre, ce n’est pas de la diffamation, c’est plutôt positif, mais je fais à priori référence à des trucs imaginaires. Aujourd’hui, on est dans la situation – c’est une des choses qui a été reprochées à Trump – à avoir des systèmes où le fantasme doit devenir la réalité et où des gens vont échanger suffisamment d’informations et de propos factuellement faux : on peut se référer à des faits et s’apercevoir que ça ne tient pas la route. Mais dès lors qu’on est suffisamment nombreux à le croire alors ça doit devenir la réalité. C’est comme dans X-Files, I want to believe, je veux croire, j’ai envie de croire et vous ne pouvez pas aller contre moi, c’est ma liberté d’expression. Pour moi ça ce n’est réglé nulle part.

Manu : Sur cette dichotomie on ne va prendre position ni pour Trump ni pour Twitter, je pense, par contre nous on a des alternatives qu’on aime bien proposer, mettre en avant, des outils qui ne sont pas aussi centralisés, qui permettent de se prendre en main, de s’auto-héberger si on veut, si on en a le courage et la compétence, mais qui posent aussi des problèmes. Mastodon, par exemple, on sait qu’il y a des institutions Mastodon qui sont mises en place et qui ont des gros pouvoirs sur la communauté Mastodon. C’est décentralisé, c’est du logiciel libre, on peut s’y exprimer un peu comme on veut, mais malgré tout je sais, parmi nous notamment, qu’on peut subir de temps en temps des formes de censure.

Nico : C’est surtout un problème d’échelle. Forcément il y a des grosses instances qui sont apparues, les premières en particulier. Ce sont les premières, donc forcément ça concentre les nouveaux arrivants et c’est par là que la sauce monte. Du coup ces plateformes-là qui concentrent aujourd’hui beaucoup d’utilisateurs, peut-être 30, 40 ou 50 % du réseau, eh bien elles ont tout pouvoir. Si elles décident que ce contenu-là n’a pas vocation à être sur le réseau elles vont censurer, bloquer pour leurs propres utilisateurs et potentiellement faire du chantage ou des menaces sur d’autres instances en disant « si vous ne vous conformez pas à ce que nous on attend on va vous bloquer et vous allez perdre 30 ou 40 % de canaux de communication possibles ». C’est vrai que ça donne des choses qui vont poser beaucoup de problèmes dans les deux sens.
Il y a des choses où on était potentiellement intéressés pour faire entre guillemets « de la censure » parce que ça allait dans notre sens et que ça nous arrangeait par rapport à nos opinions et on a aussi vu des dérives qui conduisaient justement à des choses pour lesquelles on critiquait Twitter et Facebook : remplacer un téton par juste un sujet x ou y et censurer, tout pareil, pour les mêmes raisons et les mêmes opinions, c’est tout aussi problématique d’un côté que de l’autre.

Manu : Les deux systèmes sont quasiment comparables. On pourrait dire que les réseaux sociaux propriétaires, centralisés, essayent de ne pas avoir une ligne éditoriale ou, en tout cas, ils la cachent, ils la limitent, alors que Mastodon, les instances de Mastodon essayent d’avoir une ligne éditoriale qui soit explicite. Ils n’y arrivent pas toujours parce que c’est très difficile à mettre en place, ils s’écharpent sur le sujet et ça reste quasiment impossible, mais ils essayent. C’est une attitude qui est quand même très différente.

Luc : Au final, tu reviens un peu à la même question qui est : à partir de quand tu passes d’un réseau privé à… Tu es dans l’instance Mastodon de quelqu’un, mettons l’instance Mastodon de Nolwenn, donc tu es soumis aux lois de Nolwenn parce que c’est son instance. En t’inscrivant tu le sais. Après, à un moment, ton outil devient suffisamment important, tu es mis en relation avec plein de gens et, même si c’est Nolwenn qui a monté l’instance, à partir de quand ça devient un espace public et on décide collectivement qu’une personne ne peut plus avoir le pouvoir absolu sur ce qui se passe. Pour moi les deux problématiques se rejoignent entre des réseaux sociaux de type GAFAM et des trucs décentralisés quelconques. D’ailleurs c’est pareil sur des forums, c’est la même problématique.

Nico : C’est un débat sans fin et on a retrouvé plusieurs fois dans la loi le débat hébergeur/pas hébergeur, éditorialiste/pas éditorialiste ; effectivement il n’y a jamais eu de position claire sur le sujet, c’est toujours compliqué à trancher entre ce qui se relève, on va dire, de la bien-pensance ou de la manière de se comporter correctement en société et de ce qui est de la décision purement unilatérale avec des intérêts potentiellement financiers, économiques ou politiques derrière. La nuance est toujours assez compliquée à trouver.

Manu : Je trouve intéressant ce que tu dis Luc, c’est-à-dire la granularité de ce système. Effectivement, dès qu’on a des petits cailloux, des gros rochers, des montagnes, ça change la donne. On peut essayer de pousser pour que tout le monde, dans la mesure du possible, s’auto-héberge ou, en tout cas, auto-héberge des petits groupes de gens qui sont peut-être dans une certaine cohérence éditoriale et ça s’accepte. Effectivement, dès qu’on commence à grossir, on crée des problématiques de pouvoir parce qu’on va avoir un pouvoir sur les gens qu’on héberge autour de soi. Si c’est sa famille, ses amis, peut-être que ça va, mais si c’est un petit peu plus conséquent que ça, si ce sont des milliers de personnes à travers le monde qui, au départ, n’avaient pas forcément des liens très forts, eh bien là non, on commence à devenir quelqu’un de pouvoir, un petit roitelet sur son domaine.

Luc : C’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui on a un nombre de gens qui peuvent potentiellement s’exprimer et potentiellement avoir une notoriété qui se développe. On a régulièrement des gens qui sont des inconnus et dont la parole est portée à travers le monde parce qu’il y a un coup de chance ou on ne sait quoi. Donc ce phénomène qui avant été limité à un certain nombre réduit d’acteurs dans le domaine de la presse et des médias, aujourd’hui ce sont des milliards de gens et c’est d’autant plus compliqué à gérer.

Manu : On a tous le droit à nos 15 minutes de gloire, je crois que c’était ça l’expression.

Luc : Oui, ou nos 15 minutes d’humiliation publique peut-être en fait, au final c’est peut-être ça !

Manu : Ça marche aussi très bien. J’espère qu’on ne s’est pas humiliés. Je vous dis à la semaine prochaine.

Luc : Salut tout le monde.

Nico : À la semaine prochaine

Nolwenn : Bonne semaine.

La Technopolice progresse, la Cnil mouline

martin
, 03/06/2020 | Source : La Quadrature du Net

Depuis la crise sanitaire, la vidéosurveillance automatisée s’ancre un peu plus dans l’espace public : détection automatique du port de masque, de la température corporelle, des distances physiques… Ces dispositifs participent à la normalisation de la surveillance algorithmique et portent de nouvelles atteintes à nos libertés. Ils sont installés sans qu’aucune preuve de leur utilité n’ait été apportée, et souvent dans la plus complète opacité. La Cnil, en ne réagissant pas publiquement à ces dérives, participe à leur banalisation et à celle de toute la Technopolice.

Cela fait plus d’un an que nous combattons à travers la campagne Technopolice le déploiement de la vidéosurveillance automatisée. Elle s’est en quelques mois répandue dans de multiples villes en France (voir celles – très nombreuses – répertoriées sur le forum et le carré Technopolice). La crise sanitaire a, comme dans d’autres domaines, amplifié le phénomène. Ainsi, pendant que d’un côté la police a déployé illégalement ses drones pour démultiplier son pouvoir de surveillance sur le territoire, plusieurs collectivités ont passé des contrats avec des entreprises pour implémenter de nouvelles technologies de surveillance.

À Cannes et dans le métro parisien, la société Datakalab a fait installer son logiciel de détection de port de masque. Plusieurs mairies et écoles ont de leur côté déjà mis en place dans leurs locaux des caméras pour mesurer la température des personnes, avec pour objectif de les renvoyer chez elles en cas de température trop élevée – une expérimentation du même type est d’ailleurs en cours à Roissy. Quant à la mesure des distances physiques, elle est déjà en cours dans les transports à Cannes, et pas de doute qu’avec les propositions de plusieurs start-up, d’autres villes réfléchissent déjà à ces dispositifs.

Normalisation et opacité de la surveillance

La multiplication de ces dispositifs en crise sanitaire participe évidemment à la normalisation de la surveillance algorithmique. Derrière leurs apparences parfois inoffensives, ces technologies en banalisent d’autres, notamment la détection de « comportements suspects » ou le suivi automatique de personne selon un signe distinctif (démarches, vêtements…). Alors même que leur déploiement est programmé depuis plusieurs années, comment croire un seul instant que ces dispositifs seront retirés une fois la crise finie ? Au contraire, s’ils ne sont pas vigoureusement contestés et battus en brèche dès aujourd’hui, ils viendront simplement s’ajouter à l’arsenal toujours plus important de moyens de contrôle de la population. Le maire qui fait installer des caméras thermiques dans son école ne les considère-t-il pas lui-même comme « un investissement à long terme [pouvant] resservir au moment des épidémies de grippe et de gastro-entérite » ?

D’ailleurs, à Paris, l’expérimentation de détection de masque par la RATP dans la station de métro de Châtelet s’inscrit « dans le cadre du programme intelligence artificielle du groupe et du LAB’IA ». Nous dénoncions en février ce programme qui consiste pour la RATP à permettre aux industriels sécuritaires d’utiliser les usagères et usagers du métro comme des cobayes pour leurs algorithmes de détection automatique. Quelles entreprises y participent ? Quels algorithmes y sont testés ? Impossible de le savoir précisément. Car c’est l’autre caractéristique de ces expérimentations : leur opacité. Impossible de savoir quelles données traite le dispositif de Datakalab et de quelle manière, ou ce que captent, enregistrent et déduisent exactement les caméras thermiques d’Aéroports de Paris, ou les algorithmes de détection des distances à Cannes. À part une maigre communication dans la presse, les conventions conclues n’ont pas été publiées. Le seul moyen pour y avoir accès est d’adresser aux différents organismes concernés des demandes CADA (voir notre guide) et se plier à leur bon vouloir sur ce qu’ils souhaitent ou non communiquer.

Des dispositifs probablement illégaux

Au-delà de la normalisation et de l’opacité, plusieurs questions juridiques se posent.

On peut déjà critiquer la nécessité et la proportionnalité de tels outils : l’article 5 du RGPD impose que les données personnelles traitées doivent toujours être « adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées ». Autrement dit, et comme le dit la Cnil elle-même : « les données ne devraient être traitées que si la finalité du traitement ne peut être raisonnablement atteinte par d’autres moyens moins intrusifs ». Un tel questionnement semble totalement absent de la vidéosurveillance automatisée. N’y a-t-il vraiment aucun autre moyen de voir si des personnes portent un masque ou respectent des distances physiques que de les soumettre à une caméra et son algorithme ? N’importe quel humain semble pourtant capable de réaliser ces tâches. L’Humanité s’est très bien passée d’algorithme jusqu’à aujourd’hui.

Et quelle base légale pour ces dispositifs ? Par exemple, pour les caméras thermiques qui traitent des données dites « sensibles » (comme les données de santé) et dont le traitement est par principe interdit ? Il n’est autorisé que dans certaines conditions (article 9 du RGPD). Parmi ces exceptions, on trouve bien des motifs de « médecine du travail » ou de « santé publique » mais à chaque fois, de tels traitements doivent être basés sur le « droit de l’Union ou [le] droit de l’État membre ». Ce droit n’existe pas : il n’existe aucun cadre juridique spécifique à la vidéosurveillance automatisée. La Cnil dit d’ailleurs de nouveau elle-même : « En l’état du droit (notamment de l’article 9 du RGPD), et sauf à ce qu’un texte en prévoit expressément la possibilité, sont ainsi interdits aux employeurs (…) les opérations automatisées de captation de température ou au moyen d’outils tels que des caméras thermiques ».

De tels questionnements rejoignent ceux que nous posons constamment sur la vidéosurveillance automatisée et que nous avons soulevés lors d’un contentieux (aujourd’hui perdu) à Marseille. Comment ne pas s’étonner alors que la Cnil laisse se répandre cette Technopolice ?

Le silence coupable de la Cnil

Cela fait maintenant presque deux ans que nous avons rencontré des membres de la Cnil pour échanger sur ces sujets et depuis… rien. Ou presque : un avis sur les portiques de reconnaissance faciale et un avertissement sur un projet de capteurs sonores à Saint-Étienne (sur lesquels elle a volontairement communiqué). Et encore, seulement après que nous les ayons publiquement dénoncés et attaqués.

Depuis le début de la crise sanitaire, il semble bien qu’il y ait eu des échanges entre la Cnil et les entreprises ou autorités responsables sur les nouvelles expérimentations. C’est notamment le cas de celle à Cannes et dans le métro parisien, mais aussi pour l’expérimentation dans les aéroports. Or, là encore, aucune publicité n’a été faite sur ces échanges. Ils sont souvent pourtant d’un grand intérêt pour comprendre les velléités sécuritaires des autorités, des entreprises et pour mesurer les faiblesses des contrôles de la Cnil. C’était d’ailleurs le cas pour les portiques de reconnaissance faciale dans les lycées de la Région Sud où la Cnil avait rendu un avis non-public, que nous avons dû nous-même lui demander. La mollesse de la CNIL nous avait forcées d’agir de notre côté devant le tribunal administratif (où nous avons obtenu gain de cause quelques mois plus tard).

En dehors de ces quelques cas, l’action de la CNIL contre la Technopolice semble largement insuffisante. Son action se limite à émietter quelques principes théoriques dans ses communications (comme vu plus haut) mais n’en tire aucune conséquence concrète. Ou alors elle fait secrètement des contrôles dont nous ne sommes informés qu’après avoir attaqué nous-même le dispositif devant la justice. Ou alors elle ne veut rien faire. Rien sur les analyses d’émotions et la détection d’évènements violents en expérimentation à Nice, rien sur les logiciels de la société Briefcam installés dans plusieurs dizaines de villes en France, rien sur les capteurs sonores de Strasbourg, rien sur les logiciels de Huawei à Valenciennes.

Il est même extrêmement étonnant de voir être proposés et installés des outils de détection de température alors que la Cnil les a expressément interdits… On en vient presque à oublier qu’elle a le pouvoir d’ester en justice et de sanctionner (lourdement) le non-respect des textes [1]. Comme pour les drones, ce rôle semble quelquefois reposer sur les capacités contentieuses des associations.

Ce silence coupable participe à la prolifération des dispositifs sur le territoire français. Ces derniers, comme la reconnaissance faciale, doivent être combattus. Ils accroissent considérablement la capacité des autorités à nous identifier et à nous surveiller dans l’espace public, démultipliant les risques d’abus, et participent au déploiement d’une société de surveillance. Tout comme la reconnaissance faciale, ils entraînent un contrôle invisible, indolore et profondément déshumanisant.

[1] La critique de cette inaction de la Cnil pourrait d’ailleurs se faire de manière plus générale pour le peu de sanctions qu’elle rend au titre du RGPD, voir notamment 2 ans de RGPD : comparaison de l’application du règlement par les pays européens

Cinéma : Dark Waters de Todd Haynes (2020)

Iceman
, 03/06/2020 | Source : chez Iceman

Le film qui vous fera changer de poêle ? Mouais, pas terrible comme punchline.. Et pourtant, on va parler Teflon ou plutôt pollution généralisée au Teflon dans ce film hollywoodien mais militant. A noter qu’il est produit par l’acteur star du film, Mark Ruffalo, accessoirement proche de certaines causes environnementales. L’histoire ? C’est une histoire… Lire la suite Cinéma : Dark Waters de Todd Haynes (2020)

Contrôler l’écran d’un smartphone Android à distance

tuxicoman
, 02/06/2020 | Source : Tuxicoman

Il arrive qu’on veuille aider quelqu’un sur son téléphone Android. Mais comment faire sans se déplacer?

Les solution comme Teamviewer passent par un serveur tiers et nécessitent l’installation de GooglePlayServices… C’est non.

Si vous arrivez à faire activer le mode debug sur son téléphone et qu’il se trouve à portée Wifi ou USB d’une machine sur laquelle vous avez adb installé et une connexion SSH, c’est bingo.

scrcpy est un logiciel libre développé par Rom1v qui permet voir et interagir avec l’écran du smartphone Android par adb.

On peut choisir le taux de compression du stream video, la résolution et le nombre d’images par seconde, donc ça passe sur de la connexion ADSL.

Toutes les commandes sont expliquées sur le README.

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Crise du Covid-19 : la technopolice profite de la stratégie du choc

marne
, 02/06/2020 | Source : La Quadrature du Net

Ce texte a été publié au sein de l’œuvre collective « Résistons ensemble, pour que renaissent des jours heureux », (Télécharger au format epub et PDF) qui vise à faire le point sur la situation politique actuelle et à mettre en avant des propositions pour une société plus juste. Benoît Piédallu, membre de La Quadrature du Net, y tente une analyse de l’avancée des technologies de surveillance durant la crise du Covid19, dans un texte que nous reproduisons donc ci-dessous.

En février ou début mars 2020, voyant arriver la lame de fond de la pandémie, personne à La Quadrature du Net n’avait imaginé à quel point elle nous forcerait à mobiliser nos forces. Mobilisé·es à l’époque par la loi Avia (qui transfère des responsabilités de censure aux grandes plateformes), par la promotion de l’interopérabilité (qui imposerait ces mêmes grandes plateformes à se connecter à d’autres outils), ou encore à forcer la main à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) sur la législation des cookies, comment aurions-nous pu penser qu’un événement sanitaire allait bousculer à ce point notre agenda ?

Et pourtant, les premiers sujets sont vite arrivés. Quelques jours après le début du confinement officiel (le 17 mars), Orange a informé les médias que 17 % des Parisien·ne·s avaient quitté la capitale au début du confinement, ce que l’opérateur n’avait pu savoir qu’en utilisant des données de bornage de téléphones mobiles, pourtant non prévues à cette fin. Puis c’est la mise en place d’un système de traçage total de la population dont il a très vite été question. La police, décidant seule de qui avait le droit de se trouver dans les rues ou pas, en profita pour utiliser de manière massive ses drones, de la prévention à la verbalisation, à l’image de ces vidéos venant de Chine dont tout le monde se moquait pourtant quelques semaines plus tôt. Profitant de cette situation d’urgence, les élus locaux se trouvant sommés d’agir alors qu’ils se trouvaient dans un entre-deux-tours sans fin, de nombreuses entreprises se mirent à proposer, au vu et au su de tous, leurs technologies de surveillance, même gracieusement, sous prétexte de lutte contre la pandémie.

La surveillance de la population est un sujet de lutte depuis bien longtemps entre les associations de défense des droits fondamentaux d’une part, et les entreprises privées et les autorités d’autre part. Passées de paranos à tout juste réalistes à l’occasion de la parution des révélations Snowden en 2013, ces associations ont bénéficié d’une très courte fenêtre de tir avant qu’entreprises spécialisées et politiques pro-surveillance ne reprennent la main. C’est le RGPD, Règlement général sur la protection des données européen, qui en aura bénéficié dans sa rédaction. Mais, dans le fond, jamais le gouvernement français n’aura cessé d’ajouter des réglementations pour installer de nouveaux outils de surveillance de sa population, quand ce ne sont pas des technologies de surveillance mises en œuvre illégalement par différents services, et rendues légales une fois le législateur mis devant le fait accompli.

« Technopolice » est une campagne lancée par la Quadrature en septembre 2019, qui liste, dénonce – et lutte contre – les outils de surveillance urbaine. Qu’il s’agisse de la reconnaissance biométrique, de détection d’événement, d’usage de drones, de croisement et d’analyse algorithmique branchée sur les données urbaines, ils sont, depuis quelques années, déployés en catimini par des collectivités locales, majoritairement sous couvert d’expérimentation. Ce principe est un paravent qui leur permet souvent d’éviter le lancement d’appels d’offres, mais aussi de rassurer la population : en présentant à ses administré·e·s un projet comme « temporaire », un·e responsable politique peut plus facilement, sans avoir à prouver l’efficacité d’un système, le déployer dans l’espace public.

C’est aussi une technique utilisée au niveau national : à l’occasion de la loi de finances 2020, un article prévoyait la mise en place d’une expérimentation de trois ans (sic) par laquelle le ministère des Finances se voyait autorisé à capter des données sur divers services en ligne (leboncoin, eBay…), puis à leur appliquer des algorithmes à des fins de lutte contre la fraude fiscale. Et Cédric O demandait encore, fin décembre 2019, la mise en place d’une expérimentation nationale de la technologie de reconnaissance faciale, dont nous demandons de notre côté l’interdiction totale.

Pour chaque déploiement, il existe dans le monde une démonstration de détournement par l’administration : la reconnaissance faciale en Inde, présentée initialement pour retrouver les enfants perdus ? Utilisée pour lister les manifestant·e·s. L’utilisation du big data pour lutter contre la fraude fiscale ? Détournée aux Pays-Bas pour discriminer les populations les plus pauvres.

La crise que nous traversons a changé la donne : ces entreprises sécuritaires ne se cachent plus et vont démarcher les collectivités, organismes ou établissements de santé pour leur proposer des outils de surveillance et de contrôle de la population.
La police avoue utiliser ses drones sans base légale. Et en profite pour plus que doubler sa flotte à travers un contrat de quatre millions d’euros. Même des entreprises sans activité militaire ou de sécurité s’y mettent, à l’image de Sigfox dont le patron propose, comme solution alternative à l’application de traçage StopCovid, de fournir à la population des bracelets électroniques.

C’est la stratégie du choc qui est à l’œuvre. Profitant du traumatisme des bilans quotidiens de morts par milliers et du confinement imposé à une société animée par le lien social, les profiteurs de crise avancent leurs pions pour ouvrir une place durable à leurs marchés sécuritaires.
Pour certains, leurs noms sont connus de toutes et tous : ainsi Orange vend-il à des clients professionnels des statistiques basées sur les déplacements de ses abonnés, sans l’accord de ces derniers. Son nom se retrouve aussi lié à Dassault Système et Capgemini dans le développement de StopCovid, l’application de traçage de la population.

Tout est mis en œuvre dans l’idée que l’ennemi est le peuple. On lui ment, on le surveille, on le trace, on le verbalise s’il sort de chez lui. On rend responsables les malades, car ce sont certainement ceux qui n’ont pas respecté le confinement. On rend le peuple responsable individuellement en lui faisant porter le poids de la mort des autres. Pas une fois le pouvoir politique, durant cette crise, ne fera amende honorable sur ses manquements. Non : pour les gouvernants, dont les administrations détruisaient encore des masques courant mars, les solutions sont des outils de contrôle (température, port du masque), de surveillance (StopCovid, drones, patrouilles dans les rues), de nouvelles bases de données (extension de ADOC, pour les verbalisations routières, Contact Covid et SIDEP pour le traçage manuel des « brigades Covid »), ou encore le contrôle de l’information (Désinfox Coronavirus)…

Cet état d’urgence sanitaire, qui impose le confinement et ouvre de nouvelles bases de données de la population, devrait se finir au plus tard au 10 juillet 2020. Mais l’histoire récente montre qu’un état d’urgence temporaire peut aisément être reconduit plusieurs fois, jusqu’à entrer dans le droit commun. Et, même sans une reconduction législative perpétuelle, c’est l’entrée dans les habitudes qui est à craindre.

Le risque, c’est l’effet cliquet : une fois une technologie déployée, l’effort pour la supprimer sera largement supérieur à celui nécessaire pour empêcher son installation. Côté politique, par volonté de rentabiliser un investissement ou par peur de se voir reprocher par son électorat d’avoir réduit l’illusoire protection. Côté population, supprimer une technologie à laquelle les habitants se seront accoutumés demandera un effort considérable. Le déploiement, durant des mois, d’outils de contrôle tend à les faire se fondre dans le décor. Qui ira demander l’abandon d’outils acquis à grands frais (8 000 € la caméra thermique fixe) une fois la pandémie passée ? Et comment décidera-t-on de la fin de cette pandémie : par l’arrivée d’un vaccin ? Tout comme l’état d’urgence contre le terrorisme a été intégré dans le droit commun, il est possible que l’hypothèse d’un retour du danger sanitaire autorise les autorités à conserver les dispositions prévues pour le Covid-19.

Mais la lutte contre un danger sanitaire est l’objet d’un plan de gestion des risques, pas d’un système de surveillance généralisé et permanent. Un plan qui prévoirait la mise à disposition continue d’un nombre suffisant de masques, et un système hospitalier adapté.

Alors quoi ? Quels outils politiques pour éviter la prolongation d’un état d’exception et cette tentation permanente de fliquer la population ?

Les élus, l’administration, le pouvoir, sont les moteurs, depuis plusieurs dizaines d’années, de cette inflation sécuritaire qui alimente quantité de discours et sert les idéologies politiques. Il faut donc dès maintenant informer l’opinion publique sur les risques qu’il y a à continuer dans cette voie, et la mobiliser pour la mise en place ou le renforcement de garde-fous. Nous proposons quelques pistes pour aller dans ce sens.

• La CNIL est en France l’autorité dont la mission est de veiller au respect des données personnelles, que ce soit par l’État ou les entreprises privées. Avant 2004, toute création de traitement devait passer par une autorisation de la CNIL. Elle n’est, depuis, qu’une autorité consultative dont le pouvoir a été limité aux sanctions contre les entreprises privées. Il est nécessaire que son autorité à l’encontre du législateur soit restaurée, ce qui implique d’améliorer son indépendance, par une augmentation de son budget, un changement du processus de nomination des commissaires, en développant la place de la société civile en son sein ainsi qu’en restituant son pouvoir de blocage réglementaire.

• L’utilisation de l’outil informatique par l’État doit être transparente. Les algorithmes utilisés pour prendre des décisions administratives doivent être publiés dès leur mise en œuvre.

• Afin de garantir une indépendance technique de ces mêmes administrations, il est nécessaire qu’elles utilisent des logiciels libres, que ce soit pour le système d’exploitation ou les logiciels courants.

• Les décisions politiques autour de l’usage de technologies ne doivent pas se faire sans la population. Il est nécessaire pour cela de prévoir à l’école et par la suite une formation suffisante au numérique, à ses conséquences techniques, sociales et politiques.

• L’installation d’outils de contrôle dans l’espace public doit être interdite tant qu’une alternative non automatisée est possible, ce qui exclut la quasi-totalité des outils déployés durant cette crise.

• Une limitation drastique des champs du renseignement (et l’arrêt de l’expérimentation sine die des boîtes noires), et un développement de ses contre-pouvoirs.

• Une limitation immédiate de la collecte et de la conservation des données de connexion, en conformité avec la jurisprudence européenne.

• Des sanctions rapides et drastiques contre le secteur du traçage publicitaire en ligne pour faire cesser rapidement les illégalités au regard du RGPD.

• Le développement d’un contre-pouvoir sérieux face aux abus de la police.

#67 - Travail parlementaire - Debian - Software Heritage - Associations - « Libre à vous ! » diffusée mardi 2 juin 2020 sur radio Cause Commune

egonnu
, 02/06/2020 | Source : April

Au programme : des nouvelles de Nicolas Dandrimont, avec qui nous avons fait un point sur Debian et sur Software Heritage. L'envers du décor du travail parlementaire avec Christian Quest, collaborateur parlementaire de la députée Paula Forteza. Des nouvelles de Laurent Costy, vice-président de l’April, animateur du groupe Libre Association, avec qui nous avons fait un point sur comment les associations ont pu, dû, s’adapter au confinement.

Libre à vous !, l'émission pour comprendre et agir avec l'April, chaque mardi de 15 h 30 à 17 h sur la radio Cause Commune (93.1 FM en Île-de-France et sur Internet).

Au programme de la 67e émission :

  • notre sujet principal consistera en un échange avec Christian Quest, collaborateur de la députée Paula Forteza (co-présidente du groupe Écologie Démocratie Solidarité) sur le travail parlementaire à l'Assemblée nationale : organisation des équipes parlementaires, outils, travail en commission, les groupes politiques, etc.
  • nous prendrons des nouvelles de Nicolas Dandrimont, ancien président de Debian France et membre de l'équipe travaillant sur le projet Software Héritage, que nous avions reçu lors du Libre à vous ! du 30 avril 2019 sur les distributions GNU/Linux.
  • nous prendrons également des nouvelles de Laurent Costy, vice-président de l'April en charge du groupe Libre Association, que nous avions reçu le mardi 4 décembre 2018 sur le sujet logiciel libre et monde associatif. Nous parlerons notamment de comment les associations ont pu s'adapter au confinement.
  • nous terminerons par diverses annonces

Podcasts des différents sujets abordés

Les podcasts seront disponibles après la diffusion de l'émission (quelques jours après en général).

N'hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu de nos émissions pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi les points d'amélioration. Vous pouvez nous contacter par courriel, sur le webchat dédié à l'émission (mais nous n'y sommes pas forcément tout le temps) ou encore sur notre salon IRC (accès par webchat).

Personnes participantes

Les personnes qui ont participé à l'émission :

  • Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l'April
  • Nicolas Dandrimont, membre Debian France et de l'équipe du projet Software Heritage
  • Christian Quest, collaborateur parlementaire de la députée Paula Forteza
  • Laurent Costy, administrateur de l'April, co-animateur du groupe de travail Libre Association et directeur adjoint de la Fédération Française des MJC

L'émission a été exceptionnellement réalisée à distance, notamment en utilisant Mumble. Vous pouvez tester et utiliser ce logiciel sur Chapril.org.

Références pour l'échange avec Nicolas Dandrimont

Références pour la partie sur le travail parlementaire

Références pour l'échange avec Laurent Costy

Références pour la partie sur les annonces diverses

Pauses musicales

Les références pour les pauses musicales :

Licences de diffusion, réutilisation

Les podcasts sont diffusés selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure et licence GNU FDL version 1.3 ou ultérieure. Les musiques sont diffusées sous leur propre licence.

Lettre d'information publique de l'April du 1er juin 2020

fcouchet
, 02/06/2020 | Source : April

Bonjour,

Nous avons le plaisir d'annoncer que la version italienne de l'Expolibre est disponible ! Les annonces en français et en italien ont été publiées. L'Expolibre est désormais disponible en quatre langues : français, anglais, espagnol et italien.

Suite à la mobilisation internationale l'ICANN rejette la vente de Public Interest Registry qui gère le domaine internet « .org ». Une bonne nouvelle mais l’Electronic Frontier Foundation indique qu'il ne faut pas en rester là.

Du côté des brevets logiciels, la Fondation GNOME a annoncé avoir réglé un problème de brevet et obtenu un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvée par l'Open Source Initiative. Cet accord est sans doute un bon accord pour GNOME, mais la contre-attaque initialement annoncée par GNOME aurait pu donner lieu à une jurisprudence s'étendant au-delà de ce seul cas.

Si vous souhaitez contribuer à nos actions, découvrez quelques informations sur le groupe de travail Libre Association ainsi que sur le groupe de travail Trad-Gnu. Vous pouvez également contribuer aux actions de notre groupe de travail Sensibilisation qui travaille notamment sur un jeu de plateau coopératif et pédagogique appelé « Jeu du Gnou ».

Vous pouvez retrouver les podcasts des émissions « Libre à vous ! » . Au programme : le logiciel libre Jami qui permet aux personnes de passer des appels téléphoniques ou vidéo via Internet avec partage d’écran ; la chronique de Véronique Bonnet sur l’importance d’utiliser la dénomination GNU/Linux ; des nouvelles de Julien Négros d'Enercoop et de François Poulain, trésorier de l'April et artisan du logiciel libre chez Cliss XXI ; logiciels libres dans l'Éducation nationale et notamment la plateforme Apps éducation ; logiciels libres dans l'Oise (Oisux) ; confinement dans l'entreprise du logiciel libre Easter-eggs.

Nous avions initié pendant le confinement les émissions spéciales « La playlist de Libre à vous ! », diffusion de musiques libres commentées. Cinq émissions ont été diffusées. Nous réfléchissons aux suites à donner à ce format d'émission.

Le groupe Transcriptions vous offre seize nouvelles transcriptions.

N'oubliez pas d'écouter les dernières éditions du Décryptualité.

Pendant le confinement, nous avons proposé aux membres de l'April et aux personnes actives dans nos groupes de travail une séance de discussion audio informelle chaque vendredi de 11 h à 12 h maximum. L'occasion de prendre des nouvelles, d'échanger librement, de faire un point sur les actions en cours… Ces rendez-vous se sont poursuivis pendant le début de la période de déconfinement mais sont désormais terminés, un tel rendez-vous hebdomadaire n'ayant pas vocation à être maintenu. Nous réfléchissons cependant à l'organisation de rencontres mensuelles à distance.

Consultez la lettre publique ci-dessous pour toutes les autres informations et notamment la revue de presse qui propose une vingtaine d'articles.

Librement,
Frédéric Couchet
délégué général de l'April.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez faire un don ou adhérer à l'association.

Suite à la mobilisation internationale l'ICANN rejette la vente de PIR qui gère le domaine .org

Fin 2019, l'ICANN avait annoncé son intention d'autoriser la vente de Public Interest Registry (PIR), organisme sans but lucratif qui gère le domaine internet « .org », à un fonds d'investissement privé, Ethos Capital. Cette annonce avait suscité d'importantes craintes et généré une mobilisation internationale demandant l'annulation de cette vente. L'ICANN vient d'annoncer sa décision d'annuler la vente, mais l’Electronic Frontier Foundation indique qu'il ne faut pas en rester là.

L'Expolibre désormais disponible en version italienne

L'April a le plaisir d'annoncer que la version italienne de l'Expolibre est disponible ! L'Expolibre est un excellent support de sensibilisation au logiciel libre qui a déjà fait ses preuves auprès du grand public. L'annonce existe également en italien.

Dossiers, campagnes et projets

Rothschild Patent Imaging vs GNOME : un cas particulier de brevet résolu, mais pas de jurisprudence

La Fondation GNOME règle un problème de brevet et obtient un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvée par l'Open Source Initiative. Contrairement à l'annonce initiale, la Fondation GNOME n'est pas allée en justice pour faire invalider ce brevet.

Le groupe de travail Libre Association de l'April : plein de trucs cool à savoir (ou pas)

Découvrez quelques informations sur le groupe de travail Libre Association de l'April. Ce groupe est ouvert à toute personne, membre ou pas de l'April.

Traduire d'anglais en français (ou relire) des textes du projet GNU et de la FSF

Savez-vous que vous pouvez vous éclater en traduisant des textes d'anglais en français ? La traduction n'est pas obligatoirement une activité individuelle ; elle peut se faire de manière collaborative sur un bloc-notes (un « pad »), une page web où les personnes peuvent écrire toutes en même temps et échanger.

Contribuer aux projets Sensibilisation de l'April

Vous vous demandez comment mieux sensibiliser le grand public aux enjeux du logiciel libre ? L’un des projets en cours du groupe de travail Sensibilisation pourrait peut-être vous donner envie de passer à l’action. Le groupe échange sur une liste dédiée (inscription libre) et se réunit régulièrement, à distance.

Actuellement, le groupe travaille sur le jeu de plateau coopératif et pédagogique « Jeu du Gnou », dont la version bêta a déjà été testée avec succès à l’occasion de plusieurs événements.

Émissions Libre à vous ! diffusées sur radio Cause Commune

Trois nouvelles éditions de notre émission Libre à vous ! ont été diffusées en direct sur radio Cause Commune et nous avons animé une Antenne libre sur les services libres.

Émission du 28 avril 2020

Au programme : le logiciel libre Jami qui permet aux personnes de passer des appels téléphoniques ou vidéo via Internet avec partage d’écran ; la chronique de Véronique Bonnet sur l’importance d’utiliser la dénomination GNU/Linux ; des nouvelles de Julien Négros d'Enercoop et de François Poulain, trésorier de l'April et artisan du logiciel libre chez Cliss XXI.

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 5 mai 2020

Au programme : logiciels libres dans l'Éducation nationale et notamment la plateforme Apps éducation ; logiciels libres dans l'Oise (Oisux) ; confinement dans l'entreprise du logiciel libre Easter-eggs.

Les podcasts sont disponibles ainsi que la transcription.

Émission du 26 mai 2020

Au programme : Framabook : les framabooks sont dits « livres libres » parce qu’ils sont placés sous une licence qui permet au lecteur de disposer des mêmes libertés qu’une personne utilisatrice de logiciels libres ; chronique de Véronique Bonnet sur le thème « Quel niveau de surveillance la démocratie peut-elle endurer ? » ; Inventaire : une application web libre permettant de faire l’inventaire de ses livres et de le partager avec ses amis et groupes, ou même publiquement .

Le podcast sera bientôt disponible.

Émissions spéciales La playlist de Libre à vous !

Nous avons initié une émission spéciale La playlist de Libre à vous ! diffusée en direct sur Cause Commune : diffusion de musiques libres déjà diffusées dans l'émission et commentées par Valentin qui co-anime deux émissions musicales sur la radio.

Vous pouvez écouter les podcasts de l'émission du 29 avril et de l'émission du 8 mai. Pour le moment nous faisons une pause pour ces émission et nous réfléchissons aux suites à donner à ce format d'émission.

Déclaration annuelle d’activités de représentation d'intérêts

Nous avons procédé à la déclaration annuelle auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) de nos activités de représentation d'intérêts, pour 2019. Voir notre fiche sur le site de la HATVP.

Décryptualité

Depuis le 20 février 2017, date du premier Décryptualité, un petit groupe de membres de l’April se réunit chaque semaine : « On a eu envie de faire quelque chose d’un petit peu différent de la revue de presse de l’April, qui soit un petit peu plus large ». Dans un format d’une quinzaine de minutes, les sujets concernant l’actualité informatique sont commentés de façon simple et accessible au plus grand nombre.

Seize nouvelles transcriptions

Le groupe Transcriptions de l'April vous offre de la lecture avec seize nouvelles transcriptions :

Revue de presse

La revue de presse fait partie du travail de veille mené par l'April dans le cadre de son action de défense et de promotion du Logiciel Libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l'April.

Pour gérer cette revue de presse, un groupe de travail a été créé (vous pouvez en consulter la charte) ainsi qu'une liste de discussion rp@april.org où vous pouvez envoyer les liens vers des articles qui vous semblent intéressants.

La revue de presse est désormais également diffusée chaque semaine sur le site LinuxFr.org. Cette diffusion lui offre un lectorat plus large.

Il existe un flux RSS permettant de recevoir la revue de presse au fur et à mesure (rapidement et article par article donc).

Les derniers titres de la revue de presse :

Un Petit guide de la revue de presse est disponible pour celles et ceux qui souhaiteraient contribuer.

Voir la page revue de presse sur le site pour le détail des articles.

Vie associative

Revue hebdomadaire

Chaque vendredi, à midi pile, les permanents et les adhérents qui le souhaitent passent en revue les tâches et actions relatives à l'April dont ils ont la charge lors de la « revue hebdomadaire April » sur IRC (canal #april sur irc.freenode.net, accès avec un navigateur web). La durée est limitée, généralement un quart d'heure. Cela stimule les bonnes volontés, suscite des idées et des contributions, permet de suivre les activités des uns et des autres et éliminer un certain nombre de problèmes bloquants.

Une page décrivant le principe d'une revue hebdomadaire est en ligne.

Vous pouvez en savoir plus en consultant en ligne les archives des premières revues hebdomadaires, et notamment la synthèse de la revue du 30 avril 2020, la synthèse de la revue du 7 mai 2020, la synthèse de la revue du 15 mai 2020, la synthèse de la revue du 22 mai 2020, la synthèse de la revue du 29 mai 2020.

Adhésions

Au 1er juin 2020, l'association compte 3 965 membres (3 659 personnes physiques, 306 personnes morales).

Soutenir l'association

L'April a besoin de votre aide. Vous pouvez faire un don à l'association et participer ainsi au financement de nos actions.

Pour faire un don à l'association, rendez-vous à l'adresse suivante https://www.april.org/association/dons.html (il est possible de faire un don par chèque, virement, carte bancaire ou encore prélèvement automatique).

Pour tout renseignement n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association à titre individuel

Dans une association, l'adhésion est un acte volontaire. C'est aussi un acte politique car c'est manifester son soutien à l'objet de l'association ainsi qu'aux valeurs qui le sous-tendent. Une adhésion fait la différence en contribuant à atteindre les objectifs de l'association.

Adhérer à l'April permet :

  • de défendre collectivement un projet de société ;
  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de soutenir financièrement les actions de l'association.

Il est possible d'aider l'association en lui donnant de son temps ou de son argent. Toutes les contributions sont les bienvenues.

Pour les hésitants, nous avons mis en ligne les réponses à de fausses idées classiques.

Pour adhérer à l'April, vous pouvez remplir le formulaire en ligne.

Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter.

Rejoindre l'association en tant que personne morale

Que vous soyez une entreprise, une collectivité ou une association, adhérez pour participer activement aux décisions stratégiques qui vous concernent !

Votre structure a besoin de tirer le meilleur parti du logiciel libre et pour défendre ses intérêts, elle doit :

  • exercer une veille permanente pour se tenir informée des opportunités et des menaces ;
  • constituer et entretenir des réseaux relationnels institutionnels ;
  • être éclairée sur les contextes juridiques et stratégiques ;
  • contribuer à la défense de l'informatique libre face aux acteurs qui lui sont hostiles ;
  • mieux faire connaître et valoriser son action.

April est au cœur des grandes évolutions du logiciel libre. Adhérer à April permet :

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  • de s'investir activement dans la vie de l'association à travers ses groupes de travail et ses actions ;
  • d'être informé régulièrement des événements logiciel libre ;
  • d'agir sur les institutions à travers un partenaire incontournable ;
  • de financer ou cofinancer des actions stratégiques.

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Archives

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Les archives de la lettre sont disponibles en ligne.

BD : Nosferatu de Druillet (1977 – 1989)

Iceman
, 02/06/2020 | Source : chez Iceman

Réédité dans les années 2000, ces planches des années 70-80 montrent l’étendu du talent de Philippe Druillet. Dans une sorte de long poême post-apocalyptique, Druillet réinvente le vampire popularisé par le cinéaste FW Murnau, et pas seulement le Dracula de Bram Stoker. Dans l’album, il y a d’ailleurs une introduction sur le mythe du vampire… Lire la suite BD : Nosferatu de Druillet (1977 – 1989)

Décryptualité du 1er juin 2020 - Trump vs Twitter, l'insoluble question de liberté d'expression sur les réseaux sociaux

lfievet2
, 02/06/2020 | Source : April Audio

Écouter ou télécharger le Décryptualité du 1er juin 2020 (14 minutes)

La guerre entre Trump et Twitter est lancée. Les réseaux sociaux se heurtent toujours aux mêmes écueils sans qu'une solution évidente ne semble vouloir émerger. Les réseaux déconcentrés utilisant du logiciel libre, sont-ils une solution ?

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