L'intelligence artificielle et les transports

La face cachée du transport de marchandises: Chronique de Fabien Loszach - Entrevue avec Emma Frejinger, titulaire de la Chaire CN - L'IA dans les transports en commun: Chronique de Chloé Freslon - Entrevue avec Charles Fleurent, directeur optimisation et algorithmes chez GIRO - L'IA dans les avions: Chronique de Laurent Lasalle.

Le Poste - LQDN contre les GAFAM - Direct du 25 mai 2018

Émission diffusée en direct sur la chaine Le Poste le 25 mai 2018 à 19h. Avec Arthur, Alexis, Axel et Sylvain de la Quadrature du Net, émission animée par Guillaume. Le 25 mai à 19h30, La Quadrature du Net est revenue sur la campagne avec la chaîne Le Poste : Où en est-on ? Quelle est la suite des opérations ? --- « Le 25 mai est le grand jour du dépôt des actions, c'est le jour de l'entrée en application du "RGPD", le Règlement Général sur la Protection des Données, qui prévoit que pour collecter et traiter les données personnelles des utilisateurs il faut absolument avoir leur consentement éclairé (en connaissance du type d'utilisation de ces données) et de façon libre, c'est-à-dire que le fait de consentir ne peut pas être une condition obligatoire pour accéder au service. C'est sur cette base que La Quadrature du Net et ses milliers de mandataires vont s'attaquer aux GAFAM : https://gafam.laquadrature.net La Quadrature a choisi Le Poste pour faire le bilan de la campagne, expliquer ce qui est attendu des grands groupes, des répercussions que ça aura sur les utilisateurs finaux. » - Site Le Poste : http://leposte.org/ (podcast audio de l'émission à paraître sur le site) - Site LQDN Action de groupe contre les GAFAM : https://gafam.laquadrature.net - Site de La Quadrature du Net : https://www.laquadrature.net/

Étienne Klein : la structure fondamentale de la matière : le boson de higgs [EN DIRECT]

Conférence de Étienne Klein sur le Boson de Higgs, en direct le 24/05/2018 à 19h. SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : ✅ https://captainfact.io/videos/ S'inscrire : https://captainfact.io/signup?invitation_token=ThinkerView SOUTENEZ-NOU...

Sarkozy, corruption, assassinat et affaire d'état ? Fabrice Arfi (Mediapart) [EN DIRECT]

Interview de Fabrice Arfi, journaliste, en direct le 23/05/2018 à 19h. SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : ✅ https://captainfact.io/videos/4MjG S'inscrire : https://captainfact.io/signup?invitation_token=ThinkerView SOUTENEZ-NOUS : ▶️...

Survivre au système éducatif, Hackers et Crapauds fous [EN DIRECT]

Interview de Thanh Nghiem, ingénieure, en direct le 22/05/2018 à 19h. SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : ✅ https://captainfact.io/videos/gLxg S'inscrire : https://captainfact.io/signup?invitation_token=ThinkerView SOUTENEZ-NOUS : ▶️ ...

What is PeerTube ? (sous-titres Français)

**Reprenez le contrôle de vos vidéos ! [#JoinPeertube](https://joinpeertube.org)** [Finançons ensemble la v1 de PeerTube](https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/peertube-a-free-and-federated-video-platform). Aidez-nous à concrétiser cette fédération d'hébergements vidéos, basée sur du logiciel libre ! **Animation produite par :** [LILA](https://libreart.info) - [ZeMarmot Team](https://film.zemarmot.net) *Réalisée par* Aryeom *Assistant* Jehan **Licence**: [CC-By-SA 4.0](https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) **Financée par** [Framasoft](https://framasoft.org) **Musique**: [Red Step Forward](http://play.dogmazic.net/song.php?song_id=52491) - CC-By Ken Bushima **Extrait vidéo**: [Caminades 3: Llamigos](http://www.caminandes.com/) CC-By Blender Institute

What is PeerTube?

**Take back the control of your videos! [#JoinPeertube](https://joinpeertube.org)** [Let's fund PeerTube v1 together!](https://www.kisskissbankbank.com/en/projects/peertube-a-free-and-federated-video-platform). Help us acheive a decentralized video hosting network, based on free/libre software! **Animation Produced by:** [LILA](https://libreart.info) - [ZeMarmot Team](https://film.zemarmot.net) *Directed by* Aryeom *Assistant* Jehan **Licence**: [CC-By-SA 4.0](https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) **Sponsored by** [Framasoft](https://framasoft.org) **Music**: [Red Step Forward](http://play.dogmazic.net/song.php?song_id=52491) - CC-By Ken Bushima **Movie Clip**: [Caminades 3: Llamigos](http://www.caminandes.com/) CC-By Blender Institute

03.08 Open source et brevets

Le brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire un monopole d’exploitation - c’est-à-dire un droit d’interdire toute exploitation par des tiers - temporaire (pendant au maximum 20 ans) - sur le territoire d’un État donné. Un brevet porte sur une invention brevetable relative à un produit ou à un procédé et sert à contrôler l’utilisation qui sera faite d’une invention. Contrairement au droit d'auteur, il n’est pas possible de “simplement” réécrire la fonctionnalité brevetée. En France, comme en Europe, les brevets ne peuvent en principe pas porter sur des logiciels. Ce n’est cependant pas le cas aux États-Unis ou au Japon. Les brevets logiciels sont très contestés et font l’objet de nombreux abus, parmi lesquels figurent notamment les patent trolls : il s’agit de sociétés dépourvues de département R et D (Recherche & Développement) qui vont acheter des brevets tiers afin de négocier des licences ou d’agir en justice. Sous couvert de favoriser la diffusion de l’innovation, elles cherchent uniquement à maximiser le gain relatif à leurs actifs. En réaction au système des patent trolls, certains acteurs industriels ont choisi de se regrouper pour former des groupements de brevets à titre défensif. IBM, Google, Red Hat, etc. sont à la tête d'initiatives collectives afin de défendre certains secteurs économiques. De cette manière, ils se protègent mutuellement contre toute action en contrefaçon de leurs brevets respectifs et ont parfois vocation à favoriser l’innovation dans un domaine donné (comme en matière d’énergie pour Tesla). Certains de ces groupements vont plus loin encore dans cette démarche, en promettant aux communautés Open Source de ne pas leur opposer leurs brevets. Ainsi, L’Open Invention Network (OIN) - consortium composé d’industries de haute technologie - a conduit l’initiative nommée « Linux Defenders » qui a vocation d’aider à protéger les communautés de logiciels Open Source contre les dangers et attaques récurrentes en matière de brevets. Le détenteur d’un brevet peut autoriser ceux qui le souhaitent à reproduire son invention. Ainsi, il est tout à fait possible pour le titulaire d’un brevet d’accorder une licence à quiconque souhaite l’utiliser dans le cadre d’un projet Open Source. Certaines licences prévoient ainsi des clauses spécifiques en matière de brevets, comme la licence Apache ou la licence GPL. En ce sens, la licence GPL version 2 contient une clause implicite empêchant toute société distribuant un logiciel sous cette licence de poursuivre ensuite les utilisateurs subséquents (ses propres utilisateurs, mais également les utilisateurs de ses utilisateurs) pour violation de brevets. La version 3 de la licence GNU GPL va encore plus loin, et inclut une clause explicite qui va étendre cette obligation de protection des brevets.

05.04 Innersourcing et modèles ouverts

L'innersourcing reprend les points clés des communautés open source tant dans sa définition que dans sa méthodologie, afin de les appliquer en interne à l'entreprise ou à l'organisation. Le terme Inner Source a été inventé par Tim O’Reilly en 2001, pour désigner l’utilisation des techniques et mécanismes de l’Open Source au sein de l’organisation. À travers la culture, les pratiques et la méthodologie telles qu'utilisés et appliqués dans les projets open source, elle s'appuie sur la collaboration, la transparence, le mérite, et l'autonomie au sein des entreprises. Ce dernier point, étant un élément crucial, rend l'application de l'innersourcing parfois compliquée tant elle demande une réforme complète de la culture et de la pensée du modèle de l'entreprise. Cette collaboration est rendue possible par la transparence des processus, ceux-ci étant accessibles à l'ensemble des participants. Toutes les décisions, les discussions, ainsi que les étapes de la vie du projet doivent être mises à disposition de tous. Cela permet à ceux qui prennent le projet en cours d'avoir accès au même niveau d'information que ceux qui sont déjà présents depuis le début. De même tous les outils doivent être accessibles. Cela permet de maintenir une culture et une co-création entre les équipes laissant place à un terrain fertile pour l'innovation au sein de l'entreprise. Cela favorise également un recrutement qualitatif en étant plus attractif et une fidélisation des talents en interne. Ce partage développe une amélioration de la base de connaissance des individus, une mise en commun des méthodologies et une modélisation des processus à travers les équipes ainsi qu'un "brain-storming" permanent appelant à une plus grande créativité. Enfin, l'autonomisation des acteurs permet une meilleure priorisation des travaux par les équipes, le développeur travaille sur ce qu'il préfère, cela encourage la méritocratie (c.-à-d. une reconnaissance par rapport aux contributions réelles, les tâches de gestion s'en trouvent donc allégées). Cette responsabilisation rend l'entreprise attractive pour les employés présents et futurs. Prendre des responsabilités, c'est s'investir, rechercher les meilleures opportunités, être créatif, performant et se sentir plus en prise avec la tâche à accomplir, la rendant ainsi plus intéressante. L'outil open source Bitergia permet d'analyser la communauté et les contributeurs rattachés à une entreprise. Il permet en effet de visualiser rapidement la localisation de ces contributeurs, le type de contribution apporté et savoir si les modèles open source sont utilisés. Très proches du modèle open source et largement présentes dans l'innersourcing, les méthodes agiles représentent des pratiques de gouvernance de projet, se veulent plus pragmatiques que les méthodes traditionnelles et proviennent du manifeste agile rédigé en 2001. Elles impliquent au maximum tous les acteurs autour du projet, y compris le client, et permettent une grande réactivité à ses demandes. Les méthodes agiles reposent sur un cycle de développement (un cycle comporte un petit nombre de phases) et les cycles sont répétés autant de fois que l’on en a besoin, au fur et à mesure, afin de réadapter le projet en fonction de son avancement. Le manifeste Agile pose 4 principes qui ne vont pas sans rappeler ceux de l’Open source : * Les individus et leurs interactions, plus que les processus et les outils * Des logiciels opérationnels, plus qu’une documentation exhaustive * La collaboration avec les clients, plus que la négociation contractuelle * L’adaptation au changement, plus que le suivi d’un plan Pour ce qui est du lean, cette méthode vise à minimiser le gaspillage, avec une gestion “plus juste” des ressources. À cet effet, le lean se fixe comme objectif d’éradiquer trois « démons » de l’organisation du travail : * le Muda : tout ce qui est sans valeur * le Muri : l’excès, la surcharge de travail engendrée par des processus non adaptés : * le Mura : la variabilité, ou l’irrégularité Un des gaspillages à éradiquer dans le lean est la non-utilisation des ressources intellectuelles du personnel, cela pouvant être évité en appliquant les principes de l’Open source : chaque personne souhaitant participer au projet est en mesure de le faire et n’est pas bridée pour des raisons irrationnelles. L’éthique des méthodes agiles et du lean, et celle de l’Open source sont relativement similaires, on y retrouve d’ailleurs la communication et la collaboration comme clef de réussite du projet. La principale source de similarité entre ces méthodes est l’accent qu’elles mettent sur le partage et l’évolution continuelle du projet.

05.03 Urbanisation et modèles ouverts : Interopérabilité et formats ouverts

L'Open Source a eu un impact important sur le système d'information en fournissant un nouveau panel de solutions prêt à l'emploi, mais a aussi permis de le concevoir différemment (faire interagir différentes composantes intelligentes entre elles). Les notions d'interopérabilité, d'urbanisation des systèmes d'information, de format ouvert, de gestion de la donnée sont entièrement disjointes des notions de logiciels libres et open source, bien que fortement liées dans un contexte historique et culturel. On observe une convergence naturelle entre les objectifs de l'interopérabilité et ceux de l'open source dans la réduction de la dépendance à un fournisseur particulier, ce que l'on appelle classiquement "vendor lock-in". Avec la sophistication croissante des systèmes d'information, les interactions avec les différentes composantes se sont développées. De plus, du point de vue des vendeurs de solutions la capacité qu'avaient leurs produits à n'interagir qu'entre eux était le moyen de conserver une clientèle captive et donc d'éliminer la concurrence sans avoir à rivaliser directement avec celle-ci. Ces stratégies d'enfermement sont de fait opposées à une approche ouverte aussi bien au niveau philosophique (liberté des utilisateurs) que technique (ouverture du code). De plus, les solutions open source se sont développées en favorisant au maximum les interactions avec les solutions tierces. Elles sont également apparues comme solutions alternatives sur les marchés verrouillés par des acteurs dominants. Dans ce cadre, l'interopérabilité est un facteur crucial pour rendre leur adoption possible. L'open source est venue apporter des cas d'application concrets aux principes théoriques de l'urbanisation des systèmes d'information, en proposant notamment des solutions techniquement et économiquement plus intéressantes. Cela a permis de démontrer l'importance de concevoir des systèmes d'information correctement urbanisés, c'est-à-dire composés de briques fonctionnant harmonieusement entre elles, tout en étant indépendantes les unes des autres. C'est d'ailleurs sur ce fondement que la gendarmerie a graduellement mis en œuvre des solutions open source au sein de son système d'information. En termes d'urbanisation et d'interopérabilité ces avancées ne profitent pas seulement aux solutions open sources, mais bien à toutes les solutions inscrites dans une pratique de standard ouvert, étant la plupart du temps des acteurs entrants innovants.