Faut-il vraiment limiter la population mondiale pour sauver la planète ?

La question revient fréquemment dans les débats sur le changement climatique : l'augmentation de la population constituerait l'une des principales menaces pour l'équilibre planétaire. Les pays pauvres, et particulièrement l'Afrique avec sa forte croissance démographique, sont implicitement visés. Pourtant, un Africain pollue vingt fois moins qu'un Nord-américain. Si la question démographique se pose à long terme, elle risque d'être utilisée pour évincer les vraies priorités et responsabilités : une (...)

- Décrypter / , , , ,

Palestine : « Si vous croyez que nous sommes un peuple détruit, vous vous trompez »

Dans un film dense et engagé, la réalisatrice Alexandra Dols interroge les conséquences psychologiques individuelles et collectives de l'occupation israélienne sur le territoire palestinien. À travers le témoignage d'une psychiatre et écrivaine vivant à Jérusalem, « Derrière les fronts » explore la souffrance sociale et la dépression collective liées au conflit et au système d'occupation et d'oppression mis en place par l'État d'Israël, faisant émerger des formes de résistance.
De nombreuses choses ont été (...)

- Chroniques / ,

Revenu de base : le MFRB recherche deux volontaires en service civique !

Le MFRB (Mouvement français pour un revenu de base) est à la recherche de deux volontaires en service civique pour 8 mois, de fin décembre 2017 à août 2018 ! Si vous souhaitez vous investir dans des actions qui ont du sens et qui sont en lien avec l’actualité, cette mission est faite pour vous ! On vous attend pour participer ensemble à cette belle aventure autour du revenu de base 🙂

Une mission de sensibilisation au revenu de base

Afin de répondre aux aspirations des jeunes, la mission que nous proposons est volontairement vaste et relève de l’éducation pour tous. Ses objectifs visent à sensibiliser les citoyens au revenu de base inconditionnel en allant à la rencontre des publics. Elle permettra de créer des outils et des espaces pour expliquer au mieux ce concept et les problématiques qui l’entourent : démocratie, implication citoyenne, rapport au travail, réflexions sur le fonctionnement du système social et économique…

De nombreux projets vont ainsi être initiés ou dynamisés dans cette mission, notamment autour de la communication et des relations publiques : organiser des événements de sensibilisation en lien avec les groupes locaux du MFRB, contribuer à l’élaboration d’un journal citoyen sur le revenu de base, aller à la rencontre des citoyens pour connaître leur opinion sur le revenu de base, participer au travail pour développer les expérimentations de revenu de base en France, développer les rencontres avec les influenceurs (parlementaires, organisations de la société civile…) pour faire avancer l’idée dans la société, etc.

Les projets ne manquent pas au sein du MFRB ! Ils seront bien sûr adaptés en fonction des envies des jeunes en service civique et pourront être modulés au fil de la mission.

Vous avez moins de 25 ans et le revenu de base vous intéresse ?

La mission de service civique au sein du MFRB est accessible aux jeunes entre 18 et 25 ans. Deux postes sont à pourvoir à partir du 28 décembre 2017, pour une durée de huit mois. Proposez votre candidature en vous rendant sur la page de la mission !

Venez en discuter avec nous. Nous serons heureux d’échanger avec vous et de vous rencontrer pour réfléchir à la façon dont vous pourrez vous investir au sein du MFRB. L’avenir est entre nos mains, construisons-le ensemble !

Contact : damien.vasse@live.fr / 07 60 49 13 80

>> Je candidate ! << 

 

Cet article Revenu de base : le MFRB recherche deux volontaires en service civique ! est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.

Les marches de femmes, un outil pour bannir le harcèlement de rue, les insultes et les violences ?

Harcèlement de rue, agressions, lieux publics dominés par les hommes… L'espace urbain reste un lieu d'inégalités quotidiennes entre les femmes et les hommes. Depuis une dizaine d'années, certaines villes tentent de se confronter au problème en recourant à l'outil des marches exploratoires de femmes. Des sessions d'arpentage urbain, en groupe, pour repérer les espaces hostiles aux femmes, proposer des aménagements, et intégrer la question du genre dans les projets urbanistiques.
La secrétaire d'État (...)

- Inventer / , , , ,

AMESys : les méandres d’Internet sont impénétrables…

C’est troublant, et pourtant c’est une information confirmée : une vidéo d’interview d’AMESys est en ligne… sur Youporn. A la rubrique « french data porn ». Ça ne s’invente pas. Les méandres d’Internet sont vraiment impénétrables. https://www.youporn.com/watch/14183837/french-data-porn/ […]

Pour la plupart des développeurs d’Eagle, travailler sur un tel outil ne crée ni débat ni problème de conscience

Lorsque Bull décide, AmesysGate oblige, de se défaire de son activité Eagle, le groupe publie un communiqué minimisant l’importance de cette « branche ». En clair, cela représentait « 0,5% » du chiffre d’affaires et environ une « dizaine de […]

Les cartes bancaires sans contact et la confidentialité des données

Le paiement sans contact est une fonction disponible sur plus de 60% des cartes bancaires en circulation. Les données bancaires étant des éléments sensibles, elles doivent naturellement être protégées.

Est-ce vraiment le cas ?

Evolution du paiement sans contact

Cette fonctionnalité est apparue en France aux alentours de 2012. Depuis, elle n’a cessé de se développer. Selon le GIE Cartes bancaires, 44,9 millions de cartes bancaires sans contact étaient en circulation en septembre 2017, soit 68% du parc français.

données GIE Bancaire sur l'usage des cartes sans contact
(source : GIE Cartes Bancaires)

Dans son bilan 2016 (PDF, page 11), ce même GIE déclare que 605 millions de paiements ont été réalisés via du sans contact. Si ce chiffre semble énorme, l’évolution de ce dernier l’est encore plus : +158% de paiements par rapport à 2015, et la tendance ne faiblit pas.

Le paiement sans contact est fait pour des petites transactions, celles de « la vie quotidienne », le montant des échanges étant plafonné à maximum 30€ depuis octobre 2017.

Fonctionnement du paiement sans contact

Le principe est relativement simple, la personne détentrice d’une carte sans contact souhaite payer sa transaction (inférieure à 30€ donc), elle pose sa carte à quelques centimètres du terminal de paiement sans contact et « paf », c’est réglé.

Le paiement sans contact est basé sur la technologie NFC, ou Near Field Communication (communication en champ proche) via une puce et un circuit faisant office d’antenne, intégrés à la carte bancaire.

Le NFC est caractérisé par sa distance de communication, qui ne dépasse pas 10 cm avec du matériel conventionnel. Les fréquences utilisées par les cartes sans contact sont de l’ordre de la haute fréquence (13,56 MHz) et peuvent utiliser des protocoles de chiffrement et d’authentification. Le pass Navigo, les récents permis de conduire ou certains titres d’identité récents utilisent par exemple de la NFC.

Si la technique vous intéresse, je vous invite à lire en détail les normes ISO-14443A standard et la norme ISO 7816, partie 4.

Paiement sans contact et données personnelles

On va résumer simplement le problème : il n’y a pas de phase d’authentification ni de chiffrement total des données. En clair, cela signifie que des informations relativement sensibles se promènent, en clair, sur un morceau de plastique.

De nombreuses démonstrations existent çà et là, vous pouvez également trouver des applications pour mobile qui vous permettent de récupérer les informations non chiffrées (votre téléphone doit être compatible NFC pour réaliser l’opération).

exemple application lecture carte bancaire

Pour réaliser l’opération, avec du matériel conventionnel, il faut être maximum à quelques centimètres de la carte sans contact, ce qui limite fortement le potentiel d’attaque et interdit, de fait, une « industrialisation » de ces dernières.

Cependant, avec du matériel plus précis, plus puissant et plus onéreux, il est possible de récupérer les données de la carte jusqu’à 1,5 mètre et même plus avec du matériel spécifique et encore plus onéreux (il est question d’une portée d’environ 15 mètres avec ce genre de matériel). Un attaquant doté de ce type d’équipement peut récupérer une liste assez impressionnante de cartes, puisqu’elles sont de plus en plus présentes… problématique non ?

En 2012, le constat était plus alarmant qu’aujourd’hui, puisqu’il était possible de récupérer le nom du détenteur de la carte, son numéro de carte, sa date d’expiration, l’historique de ses transactions et les données de la bande magnétique de la carte bancaire.

En 2017… il est toujours possible de récupérer le numéro de la carte, la date d’expiration de cette dernière et, parfois, l’historique des transactions, mais nous y reviendrons.

Que dit la CNIL sur le sujet ?

J’ai demandé à la CNIL s’il fallait considérer le numéro de carte bancaire comme étant une donnée à caractère personnel, sans réponse pour le moment. J’éditerai cet article lorsque la réponse arrivera.

Si le numéro de carte bancaire est une donnée à caractère personnel, alors le fait qu’il soit disponible, et stocké en clair, me semble problématique, cela ne semble pas vraiment respecter la loi informatique et libertés.

En 2013, cette même CNIL a émis des recommandations à destination des organismes bancaires, en rappelant par exemple l’article 32 et l’article 38 de la loi informatique et libertés. Les porteurs de carte doivent, entre autres, être informés de la présence du sans contact et doivent pouvoir refuser cette technologie.

Les paiements sans contact sont appréciés des utilisateurs car ils sont simples, il suffit de passer sa carte sur le lecteur. Ils sont préférés aux paiements en liquide et certains vont même jusqu’à déclarer que « le liquide finira par disparaître dans quelques années ». Son usage massif fait que votre organisme bancaire vous connaît mieux, il peut maintenant voir les paiements qui lui échappaient avant, lorsque ces derniers étaient en liquide.

La CNIL s’est également alarmée, dès 2012, des données transmises en clair par les cartes en circulation à l’époque. Ainsi, il n’est plus possible de lire le nom du porteur de la carte, ni, normalement, de récupérer l’historique des transactions… ce dernier point étant discutable dans la mesure où, pas plus tard que la semaine dernière, j’ai pu le faire avec une carte émise en 2014.

Comme expliqué précédemment, il est encore possible aujourd’hui de récupérer le numéro de carte ainsi que la date d’expiration de cette dernière.

Dans le scénario d’une attaque ciblée contre un individu, obtenir son nom n’est pas compliqué. Le CVV – les trois chiffres indiqués au dos de la carte – peut être forcé, il n’existe que 1000 combinaisons possibles, allant de 000 à 999.

Si la CNIL a constaté des améliorations, elle n’est pas rassurée pour autant. En 2013, elle invitait les acteurs du secteur bancaire à mettre à niveau leurs mesures de sécurité pour garantir que les données bancaires ne puissent pas être collectées ni exploitées par des tiers.

Elle espère que ce secteur suivra les différentes recommandations émises [PDF, page 3], notamment par l’Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement, quant à la protection et au chiffrement des échanges. Les premières recommandations datent de 2007 [PDF], mais malheureusement, dix ans après, très peu de choses ont été entreprises pour protéger efficacement les données bancaires présentes dans les cartes sans contact.

S’il existe des techniques pour restreindre voire empêcher la récupération des données bancaires via le sans contact, le résultat n’est toujours pas satisfaisant, le numéro de carte est toujours stocké en clair et lisible aisément, les solutions ne garantissent ni un niveau de protection adéquat, ni une protection permanente.

Une solution consiste à « enfermer » sa carte dans un étui qui bloque les fréquences utilisées par le NFC. Tant que la carte est dans son étui, pas de risques… mais pour payer, il faut bien sortir ladite carte, donc problème.

L’autre solution, plus « directe », consiste à trouer – physiquement – sa carte au bon endroit pour mettre le circuit de la carte hors service. Attention cependant, votre carte bancaire n’est généralement pas votre propriété, vous louez cette dernière à votre banque, il est normalement interdit de détériorer le bien de votre banque.

DCP ou pas DCP ?

J’en parlais précédemment : est-ce que le numéro de carte bancaire constitue à lui seul une donnée à caractère personnel, ou DCP ?

Cela semble un point de détail mais je pense que c’est assez important en réalité. Si c’est effectivement une DCP, alors le numéro de carte bancaire doit, au même titre que les autres DCP, bénéficier d’un niveau de protection adéquat, exigence qui n’est actuellement pas satisfaite.

Si vous avez la réponse, n’hésitez pas à me contacter ou à me donner quelques références.

Cet article Les cartes bancaires sans contact et la confidentialité des données est apparu en premier sur Pixellibre.net.

« Le revenu de base est la seule solution positive pour sortir de l’impasse actuelle »

Le livre Destins du Capitalisme, l’Equinomie du Quaternaire, écrit par Sébastien Groyer, membre du Mouvement français pour un revenu de base, fait l’objet d’une campagne de crowdfunding pour son lancement. Interview avec l’auteur.

MFRB : Pourquoi vous intéressez-vous au capitalisme ?

Sébastien Groyer : J’ai commencé à travailler comme investisseur en capital il y a 15 ans et je me suis posé la question de ce qu’était ce système économique (je croyais à l’époque comme tout le monde qu’il s’agissait d’un système) nommé capitalisme. La réalité ne collait pas à la théorie, il avait des défauts que je ne voyais pas dans ma pratique de financement de start-ups mais que j’observais ailleurs. J’ai donc commencé à y réfléchir en même temps que je faisais mes études de philosophie, jusqu’à ma thèse sur le sujet. J’ai ainsi pu découvrir ce qu’est le capitalisme réellement : un pouvoir. Et donc lui trouver une solution, sa transformation, qui se nomme équinomie.

MFRB : Qu’est-ce qui a inspiré le titre de votre essai, Destins du capitalisme ? Notamment, qu’entendez-vous par « destins », ici employé au pluriel ?

S. G. : L’arrivée de la révolution robotique m’a fait réfléchir longuement au futur du capitalisme, à la poursuite de sa route dans la continuité des 40 dernières années. J’ai compris qu’une autre voie était possible, un autre destin, sur lequel je travaillais en commençant par séparer capitalisme et l’économie de marché. Le paradoxe du concept de destin est qu’il est censé être unique, inéluctable, déjà écrit, et donc ne peut être mis au pluriel. Alors que l’idée ici est de résister à la fatalité, de changer le destin du capitalisme au lieu de le subir. Pour souligner le paradoxe, j’ai donc choisi « Destins » au pluriel dans le titre de ce livre. D’un point de vue plus logique, le destin unique est seulement connu par celui qui voit le futur, nous autres humains limités choisissons donc notre destin à chaque instant, dans l’incompréhension du futur qui est la nôtre : tous les destins sont possibles car personne ne sait ce qui est écrit (si quelque chose est écrit)…

MFRB : Quelle signification donnez-vous au capitalisme, le capital n’étant plus limité à des biens ou de l’argent mais associé à pratiquement tout ce qui aurait, d’une façon ou d’une autre, une possible valeur marchande : capital intellectuel, culturel, social, humain, naturel, immatériel… jusqu’au capital symbolique ?

S. G. : Le mot capital a envahi toutes les sphères, signe de sa domination. Comme si la norme comptable qui évalue toute chose comme un actif économique devait s’appliquer à tout et à tous, par un élargissement de l’économie à la société entière… Cette tendance rend encore plus incompréhensible le capitalisme. Toute la problématique de notre conception économique vient de cette définition imprécise du capitalisme : mon but premier a donc été de le comprendre pour le définir précisément. Finalement, le capitalisme est seulement et uniquement « le pouvoir du capital (des actionnaires) dans l’entreprise. » L’économie de marché est donc « le système économique où les prix sont libres et les hommes aussi (liberté de choix de son travail, des produits, d’entreprendre, etc.). »

Une économie de marché non capitaliste est par conséquent possible, une économie de marché post-capitaliste, équitable et équilibrée : une équinomie.

MFRB : Comment qualifiez-vous le système économique dominant aujourd’hui en Occident ?

S. G. : Aujourd’hui, nous vivons dans une économie de marché capitaliste. Remplacez le pouvoir (et non pas la propriété) des actionnaires dans l’entreprise par un autre pouvoir et vous voyez surgir une autre économie de marché ! Par exemple, imaginez que le pouvoir soit donné aux salariés, capables de nommer les dirigeants et de les rémunérer dans leur intérêt. Vous voyez apparaître un système économique, l’économie de marché coopérativiste, que personne ne pourrait confondre avec notre « capitalisme » actuel. La séparation conceptuelle entre capitalisme et économie de marché a de profondes répercussions, en particulier au niveau des qualités supposées du capitalisme, qui se révèlent des qualités de l’économie de marché.

Sébastien Groyer, auteur du livre Destins du capitalisme

MFRB : Comment parvenir à un accord non violent, ce nouveau contrat social que vous détaillez, sur la répartition entre propriété du capital – souvent acquis par une forme de violence – et fruits de l’exploitation de la propriété à l’heure où la propriété des capitaux se réduit à quelques mains ?

S. G. : Toute la question de la justice de la propriété se trouve là. La propriété a jusqu’à maintenant été arbitraire : personne ne l’a jamais choisie. La répartition de propriété du monde est d’origine violente, la répartition des talents, des gènes, de sa famille est le fruit du hasard. L’arbitraire prédomine, et aucune justice n’en ressort.

Pour apporter de la justice à une propriété arbitraire sans revenir à la violence, le plus simple et efficace est de se concentrer sur la production issue de cette même propriété.

Par un procédé de négociation contractuelle imaginée entre le plus riche et talentueux et le moins riche et talentueux des hommes, nous pouvons aboutir à une solution rationnelle acceptable par tous, car nous nous trouvons tous entre ces deux extrêmes, et pouvons donc bénéficier de chaque avantage des deux positions. Le résultat de cette négociation contractuelle est l’équilibre par excellence, 50% de la production, du PIB. 50% du PIB doit donc être redistribué à tous pour que la propriété soit acceptée, et donc justifiée : la volonté est source de justice, une justice rationnelle de consentement. Les calculs précis aboutissent en France, après les taxes de l’Etat, à un montant de 1000 euros par mois et par adulte, à un revenu de base qui soit source de justice.

MFRB : Philippe Van Parijs parle du revenu de base comme d’un capital-risque qui permettrait à un très grand nombre d’individus de libérer des potentiels de créativité dont nous n’imaginons ni l’étendue ni les effets positifs possibles. Que vous inspire cette vision ?

S. G. : Je ne peux qu’y souscrire, dans ma vision d’un monde transformé par la révolution de la robotique : le quaternaire, nouveau secteur économique qui deviendra dominant après le tertiaire, de services, est ce secteur de la créativité. Instaurer un revenu de base pour donner à chacun les moyens de prendre des risques, de créer son entreprise, son projet artistique, son projet de vie tout court même, est un des arguments et un des avantages d’un revenu de base significatif.

Libérer les individus a toujours été considéré comme un grand risque, alors que les bénéfices ont été bien supérieurs aux défauts. Les libérer économiquement pour qu’ils puissent créer et être heureux fait donc peur, mais est la seule voie positive pour sortir de l’impasse actuelle.

MFRB : Quels sont les facteurs qui favorisent l’instauration d’un revenu de base maintenant, plus que dans les siècles passés ? Sommes-nous ici sur une trajectoire ? Une destinée ?

S. G. : La conjonction des problèmes économiques que nous vivons milite pour l’irruption du revenu de base comme élément essentiel et obligatoire de redistribution au XXIè siècle. Historiquement, le revenu de base a été proposé à des fins de justice, à des fins de partage des gains de productivité issus des révolutions technologiques, à des fins d’équilibre économique, de transformation de l’Etat et à des fins de libération. Toutes ces raisons et conditions sont regroupées de nos jours pour que le revenu de base devienne l’outil de ce siècle pour résoudre une grande partie des problèmes que nous rencontrons en ce moment en tant qu’humanité. Sa simplicité, son efficacité, sa portée en font le futur socle de toute politique économique et sociale libératrice. J’aimerais écrire qu’il s’agit d’une destinée, mais rien n’est jamais sûr avec le futur…

Pour aller plus loin, rendez-vous sur la campagne de crowdfunding du livre.

Photo : CC Peter Kurdulija

Cet article « Le revenu de base est la seule solution positive pour sortir de l’impasse actuelle » est apparu en premier sur Mouvement Français pour un Revenu de Base.

Qatar : les Fingers de Mr Qatbury

Dès 2007, Amesys déploie pour le State Security Bureau qatari (SSB) les deux premières phases de mise en œuvre de sa solution d’interception des communications, Eagle. Pour le client « Finger » (le Qatar), le déploiement s’est […]

Quand les vêtements « made in Europe » sont aussi synonymes de salaires de misère

Il y a les vêtements « made in Bangladesh » ou « made in Pakistan » qui suscitent maintes interrogations sur la manière dont ces vêtements ont été confectionnés ; et maintes inquiétudes sur les conditions dans lesquelles travaillent les ouvrières du textile, y compris lorsqu'il s'agit de grandes marques occidentales. Et il y a le « made in Europe », bien plus rassurant... En apparence seulement. Dans les ateliers textiles d'Europe de l'Est, des ouvrières peuvent pourtant travailler pour 89 euros par mois, (...)

- En bref / , , ,